NOUVKILK JmiLlüTHÈQÜE LITTÉRAIRE EM VKMTE .1 LA MÈME LUiRAlRIE JULES LEMAITRE i/A c A j) í; Al I !●: 1)K I ' n A ,N (; A J s E I)C MKAIK ACTKUn Les ContemporalDS. lÍTtoiis i;t i-oiituaits Scpl Ncries. Chaquc série forme mivol. in-1* Omn-tuic iouroiuu- par lAcadénitr Fraaratsc. réineiil. .sí^rics. (ihaqiio Tliéories et Impressions :5 ôu Choque volume se veiul scpn série f<»-'"'‘ a 50 de Théâtre Div Impressions un vnl. iii-18 jésiis, volume se vcncl séparemenl. Chaque ilUislre Di* Contes, Un superl.e vnln.ne i^nn.I ● Luc-()livierM.;usoN, (icorges Ci.,mhin, Ct . -v , ■rime arlislique dessiuée par (●»'«● ● > véliii, hi‘oehé. . . tle pai LoiivY, COUV( S graiul luxe sur volimie in-lfí ,.(( el marlyre, un Myrrha, vierge ché jrmenléeel ati Opinlons a répandre. 4'-- édition, rcA Un volume iu-l<S jésus, Í)rocbé. . ● el Port-Royal, les 1 du monde. a .50 ■ue ao verU'- >H Quatre discours, Racine à M. Rerlhelul, les Fcmmes )) Ia Réponse . , ● ■ . Unjoli volume in-18 jésus, broche. . ● ji l Académie fraiK-ms*' * t ,déiu»‘‘ de réception i . Une broeluue iii-l« ● ‘ Discours de M. (5ué-\m) à rAe< M. M. Himrinu.oi' de M. rècepiion de Discours de fram:alse, avee réponse Une hrochure in-l^jesus. ● ● PARIS 1 r.o S0ClK'pjj in-l« í’RAí\çaisií: ANT.IENnij iriMPUlMEMIli] ET J)E UimAmiE MDlUmiE LEOÈNK, 01;D1N KT C>e 1õ, nue da Cluuy, lã hroeh 1 f)0 un<‘ dArJstote, la poétique CorneiU© et jésus. ● '
" ●● ^ . U^'V A^'*^ o^^loiípc.i^ THÉORIES et IMPRESSIONS théories politiques Le y bloc nous fiiil des loisirs, puisque loute ‘Sislanco particuliòrc à sa lyrannie scmblc momen- ^nément inutile. Pendant que la seclc jacobinc et ^ftçonnique, de nouveau triompliante, poursuilson qui est roppression de la liberte et la désafií^í^gation dela force francaisc, nous n‘avonsricn de ^‘eu.\ i faire, ni peut-être autre chose, que de clici'- 'erce qui pourra nous délivrer, je ne sais quand, daus quellcs circonslances. c ferai celte rccherclie en toute sincérité et, jc espòro, 3t .'fi V r en toute indépendance d’esprit. 11 me semje nc puis être suspect aux vrais républiJe ble ^ siiis du pcuplc, et je ne frequente pas nu appello « le monde ». J’ai tité, pcndantdixaiis, I ^‘ofesseur de 1'Université. J'ai toujours élé répuulicain. ,r ce i.1 IlépubliquC ●I ai cru, un niomenlf à Ia ET IMPIIESSIOXS. ^UÉOlllEs 1
2 TflÈORIES POLITIQÜES alliúnícnne » de GambcUa. Jusqu’íi ccs dornières annéesj ai adinis, sans y réllúcliir beaucoup, la repu blique parlcmentairc. .1’aiété anliboulangiste. .l’ajoule que, jusquà « rAÍTairo, relations avec le I j’ui eu de três bonues rúgime. Lcs pouvoirs dc la troisième Republique ont élé plusíeurs foÍs aimabics pour moi, sans aucune sollicitation dc ma part. Si je suis « un mécontcnt n, ce n'est pas pour des raisonspiivées. .le nattciids rien, personnellement duiiregime nouveau. Enfin, pendant quinze ans j ai eu Ia répulalion d’un « dilettante LA THÉORIE ROYALISTE V .ressaieraide Texposcr aussi cxactcment que possible. M. Paul Rourgcl, M. Charles Maurras et ses disciplcs onlrajeuni avec beaucoup d’art la Ihéorie dc la nionarchic traditionnelle. De môme que certains prètres, frottés dc Science, ont lenté dc « moderniser » lapologétique chrétienne, dc même M. Maur ras et ses disciples se sont employés à renouvcler rapologétique royalisle. Ils ont eu une idée de génie ; ils ont invente Ia royauté positivisle. Entendez par làqu’iIsont su demontrer que la royauté était le syslòme gouvernemenlal qui rcmplissait le inieux Icscondiüons nalurellesd'utt bon gouvernement, et qui rcpoudaitle plus exactement aux cxigences de la réalité scientifiquemcnt étudiée. M. Charles Maurras est un excellent écrivain, souple, precisei fort, etuii dialecticicn d’unc ingéniosilé et d’une tónacité incroyables.— Positivisle, il se méíie des abslractions. II cxcelle dégonller ce qu'll aappcléles « nuéos » dc Ia phraséologic révolutionnaire. C’cst une « nuée », par exemple, que rhypolliêsc néfasle de rhomine I. et d‘un « sccplique. »Aujourd’hui môrnc, je ne penso pas que ron mc rcgardecomme un doclrinaire ou comme un liomme à préventions... Rappeler lout cola sans utdilé serail d’ . . mauvais goút insupporlablc ; ma.s je lo mentionne ici pour que nos amis de la '● latr.e française sacl.ent mieux i qui ils onl a a.ro cl quel degré deconfiance il leurconvient do m aceorder. El maintenant, commencons. 11 me semblequ-ilyadcuxformosde inent barmonieuses et, lions fvanchcs : la rópublique inlégrale gouverncpar conséquenl, deux solumonarclue traditionnelle, et Ia ' ou plébiscitaire. naturcllemcnt ) l
1 LA TIIlínUlE nOYALISTE pasà conquérir lo promier rang ; il peul sedévoiier à lous sans arrièrc-pcnsOc ; il cst ruellement riiomniG de Ia nalion. A co chcf hérédUairc, les longs desseins cxtérieurs sonL permis, car il sait que, lui morl, ils seronl continues ; ct les libertes nc sauraient lui porter ombrage. Son titre pourrait iHre : « Roí de l’rance, prolecleur des republiques francaiscs. » s; TIllíOUIES POLITIQUES ●4 bou. » Pareillemenl, la liberte n'est qirun luot : il y a des libertês. I/égalilé n‘cst qu’un iiioL : une luiUun ue se curapose pas de têles égales, mais de groupes organisés, dont cliacun a ses besoins et sos droHs Maurras croit, avecTaine, avcc Ilourgct, propres. que la Uévolulion fut une immense erreur. — L’objet de 1 Ktat n’est pas Ia justice idéale, ni rétablisscmeut de lafraternité dans le monde (cbimòrc siugulièrement profitable aux étrangers) : c’est rintérèt ct Ic salut publics, c’est la conservalion cL, s’il se peul, l aceroissement de lapatrie par la fidélité aux Iradilions qui l’ont formée... II laut donc un pouvoir suprèmc et central, qui leprcsente et defende les intérèts gênéraux et permancnlsdc lanation, qui garantisse l’ordre intéricur, les indispensables libertes et la sécurité nalionale. I ourque cet ofTice soÍL bien rcmpli, lintérôt du chef coincide absolument ; du pays. — Mais, en outre, il faut que le pouvoir central soit fort Coito formule cst de Loiiis Vcuillot. — Je nc crois pas que M. Charles Maurras nit pris la peine de rédigor Ia constitution nouvcllc que le roi devrait nécessairement donner la Francc. Mais, bien que M. Maurras nc soit pas clerical et qu'll soit mèmc peut-èlro albée, jc pense qiio sa constitution ne diíTéroraiL pas ossentiellemcnl du projet fjue ce mème Vnuillot a Iracé dans les dcux ot qui, sanf quolquc complaisancc pour TEgliso, me scmblc loulpénélré dc raison pratique et, au fond, dc libéralisme, à cnlendre le « libêralisme » commcM. Emilc Kaguet. Je dólaclic de cc projet, afin que vous cn preniez quelquc idéc, une demídouzaine de paragraplics. « ... Chaque provinec ou Elat s’adminislrora Iibrement par ses élus, dopuis la commune jusqirü la subdivision dcpnrlemcnlalo, ct jusqu’;\ la divi.sion provincialo ou Elnt. « La province aura sa magislraUiro, son budgot, sa milice, son université oii ses univorsilés ». (Donc il faut que avcc rintérèt pour supporter les liberlés provincialesetcorporatives ; et, pour avoir la force, il faut qu’ilaitlacontinuité,il faut qu’il ait duré et qu'il dure, il faut qu’il soit héréditaire. Or, Ic pouvoir d’ roi est le seul qui soit con forme à celtc définition imposée par Ia nature dos chosos. Le roi cst fort dc rcuuvre oL des souvenirs de Ircnte générations de roi Son intórèt un roís qui ont fait la Franco, personnel se confond avec celui de la communauté. Le roi na pas à faire fortunc; il n'a
LA TiriiOniE nOYALISTE lie en fonds imniobiliers, parlie en rentes, au moins do quoi sulíire à un élablissement hospitalier, selon leur importance. « La fonction du chef de tout I’Etat est héréditaire de màle en mnie, par ordre de primogêniture. II noramc sos ministres et propose les lois í\ Tassemblóe gónérale... » Etc... THÉORIES POLITIQUES supprcssion partrelle du budget central de TinstrucUon publique, selon le voou d’Auguste Comte.) M Elle ne subira de controlo que celui de rasscmbléc générale, et sur les seuls points qui intéresseraient Tunité nationale. 1 6 « L'unité nationale sera maintenue par rhérédité de la fonction suprôme, présidenlielle ou royale ; parla cour suprème de justice, par rasscmldéc généralc ou étals généraux... « L’assemblée générale est élue par Tassenibléc provinciale, et chaque province envoic le méme nombre de députés... « Tout citoyen dans la province est éligiblc Tassemblée générale. A l’appui de leur théorie, les néo-royalistes invoqnent fréquemment, oulrc \ix Politiquc posilwe, de Comte et les Origines de la France contemporaine, de Taine, Ia ÍUÇorme inlellccluellc et morale^ de Renan, et aussi la lerrible réponse que lit ce philosophe à M. Clarelie, le 21 février 1889. Ils en cilent volontiers ce passage surla Révolution : « ... On commit, de gaieté de coeur, 1’erreur capilale, qui est de dôfércr h Ia masse la question qu’clle sait le moins résoudre, Ia question de la forme du gouvernement, etle choix du .souverain... On s’imaginait que, sans dynastie, onpeut constituerun cerveau permanent àune nalion. Dclàune fiicheuse diminution de la raison cenlrale ; le sensorium commune de la nalion se Irouva réduit presque à rion. Avec de précieuses qualités de courage, de générositü, d'amabilité, la mieuxdouée des nations, pour avoirlaissé descendre Iropbas son centre de gravito inlellectuel et moral, vit ses destinées remises caprices d’une moyenne d’opinion inférieure ü la « Tout Français est soldat ct I’est toujours. C’est pourquoi aussi tout Français est élecleur eiigible.. ● « Le citoyen jouit de la liberlé de tester. « Liberte d’associatíon religieuse et civile. .. Les propriétés de 1'Eglise sontsoumises aiix charges communes, et elle devra, dans un tcmps ct mojennant les dispositions transitoires héccssaires, subvenir aux dépenses du culle. .> (Donc suppreS' sion du budget des cultes, toujours selon le vmu d’Auguste Comte.) « Les corporations « . « 't cuvriòres existcnt de droit ; e es choi.sisscnt Icurs omcicrs, font Icurs ròglcments et exercent leur police intérieurc. « La commune ct la ii s ■i aux i Corporation sont nécessaircpropriétaires, et la loi les oblige d’avoir, pai1 J ment
LA TIIKORJF: lUlYALISTn: tels qutí Comle, Hemm et Tainc, aiiprè.s ilosqucls H faut J)icn avouer que les Sand, les Miclielet et Ics Quinet ne font figure quede poètes senlimeritaiix. Cela a permis à M. Maurras et ses compagnons de donnorjUeur tlièse un vernis scientiíique. « ^'aLionalismo integral » (pour dire royalisme) n*est pas uno moindrc trouvailleque «monarcliie posilivlste ». Sérieusement r.lc/fo» françaisc esL un Irès curieiix laboraloire d’id(íes... Le marquis de Carabas peut maintenant se dire « comtisto » ; les iioboreauxs’élonnenL d'èlre a dans Ic mouvement » ; et le royalisme, qui passaitjadis potir un prójngü de cerveaux rélrogra«les, semble ● aujourd’liui une opinion jenne, uno conocplion d*osprils ('●mniicipós ol criliqiies, iino ólóganee inlellec-- tuolle. 9 TllKORlES POLITIQIIEP 8 porlée d'espril du souverain leplus módiocre appelé aii trone par les hasards de I héredité. » Et encore cette page dontla nettetí'; nelaisserien à désirer : « ... Les hommes extraordinairos pour lesqucls noiis nous sommes passionnés eurent-ils torl, curcnt-ils raíson?... .restime que, dans quelqucs nées, on le saiira. Si, dans dix ou vingt ans (ceci ost écrit en 1880), la France esL prospere et libre, fidülcu la légalilé, entourée de lasympatliic de.s portions libéralos du monde, oh 1 alors, lacau.se de ht Uévolnlion esL sauvée... Mais si, dans dix ou vingt ans, la France est loujours à letal de crise, anéantie àrcxtérieur, livrée, à rinléricur, aux nionaces des sedes et aux enlreprisos dc ))assc popu* larilé, oh ! alors, il faudra dire... anaudaoicux novatcurs, pour lesqunls nous avons eu des faiblesses, eureni absolumentlort... Kn pnlitique, príncipe qui, dans Tespace de cont ans, épuisounc nation, nc saiirail èlre le vérilablc. >● que CCS Jo n’opposorai íi la thòse núo-royall.sto auciino objcclion Ihéorique, mais sculoment des ohjecfion.s lirdes dos fails. Tcllo qu’clle est présentéc par M. Maurras cl ses amis, elle e.st cohércnto, harmonieuse, séduisanle. Qui ne souhaile que rintérèt du chef s’idcnliíie réollement avec cclui de la nation ? Qui no souhaile un pouvoir assez assuré dc sa durée pour que les longs dcssoins lui soiont permis, et assez fort pour supporler les libortés provtnciales et corporativos sans que Tunilé nationale en soit mcnacéc? M. Charles Maurras el les néo-royalistes sc sont Irès habilemonl servis des témoignagcs dc ecUe es* pèce. Avpui dire, ces témoignages abondent, et ilí* sont imprcssionnanls. On est force dc reconnaiim que le príncipe démocratique et Ic syslème élcclil ont cu conlrc jí 3 les plus fortes tèlos (jc crois) dn el non .seulemenl desgénies catholiquoscommo .losephdo Maislre, líonaUl, Le Flay,"' Cl Halzac, —maisdespenseurs enlièremcnt libres, cux siècle dernier, . «I .»J
LA TIIKOUIE noYALISTK moyennc (1'opinion hiféncurfí à la portée iVespril du souveroin le plm médiocr.p appeU; oh Irònc par les haso)'di de rhércdilè ». M, >íaurras ajoulerait qu’iin tel soiivcrain serait cncore suffisammnnt éclairó par la coíncidcnce clc son proprc intérèl avec celui dc Ia nation, ct suíTisammenl soulenu et maintcnu par la tradilion deson méticr ot dc sa rncc. .radmcls tout cola. Reste le fílclicux rl.squo d’un roi qui serait un móchanl ou u» fou. Mais il no saurait jamais èlrc plus fou, plus méclianl — ni plus dangorciix — qiio le souverain ('i trois cent tèles (chilTro de la majorilé Combes) qui nous gouvernc aujourd*hui, — souve rain d’aillcurs irresponsablo ct sur lequcl nous n'avons aucunc prise: au lieu que nous saurions très bien par oü prendro un roi dócidément trop niauvais... Qu’ost-ce que je pourrais bien encore concederá M. Maurras ? Jc ne vois pas. Mais il faut veniraux diilicultíís do fail. TRÊOniES POLITIQUES 10 Je n'éprouvcmèmo plus, u I'endroit <le !a royaulé, un sentiment que j’aiconnudans maJounosso, ctqui, peut-ôtro, n’était qirun ingénu besoin dc juslicc, mais qui étaitpeut-êlreaussi, dc son vrai nom, 1'« en vie démocralique ». Je trouvais autrefois injusto et il m’(5tait insupporlable qii’un roi « se füt donné seulement Ia peine de naitre ». Mais, après tout, la pluparL des hommes tròs riches, les femmcs très belles et Ics hommes dc génie nc se sont pas donnü d’autrc peine. Môme, si je mc pincc à cc poinl dc vuc de r « envie », il me .scmblc qu*un plat petit bourgeois, ólcvé au premier rang par un hasard tout aussi gratuit que celui de la naissance, devrail offenscr beaucoup plus 1'àme d’un démocratc que ne lo pcut faire un souverain liéréditairc ; car le petit politicien, devenu chef d’Klat, jouit bien plus avidement dc 1 apparcil du pouvoir, est plus satisfait dc parader, de faire barrer les rues quand il sort, etc..., qu un prince a qui cet appareil fut toujours coiitumier ct csl, par suite, devenu indiíTérenl... Il est clairque celui des deux qui doit le plus est celui 1 i 1 Si la monarchio aélé ce que M. Maurras la définit; si clle a eu cetlc forco ct cette bienfaisance; si ello a (ítd ce point raisonnablo, juste, naturcllc, néce.ssairo; si ellea eu ce caractèrc d'ètre exactement adapléc aux exigonces dc Ia réalité, aux besoins et aux intérôts do la communautü franeaisc, commcnt expliquer qifclle ait cessé dc vivre, et qu’elle ait míime élé si rapidemeut et si aisémcnt déracinéc? nous agacer qui son privilòge est le plus nouveau et qui le savoure le plus grossièrement. ●le norctiendrai mèmc pas cello objcction frappante, mais supcrficieile, que « rhúrêdité pcut úlevcr au trune j t un liommo de médio(!rc inlelligcncc »● Renan répond j\ cette objcction dans j ai díijil citúe'. II rcprocho remis la destinée du une page que à Ia Rdvolution d'avoir pays « aux caprices d’unc - i..- .
LA THEORIE nOYALlSTE les instituUons huiiiaincs (raprès lu raison seule, rapplicalion des mélhodes malhúinaliques à Ia polilíqijc ot à la morale, Ic calccliisme des droils do riiomme, et tous les dogmcs anarchiques et despoliques du Conlrul social. » — Cliez la bourgeoisic dabord, Ja Ihéorie révolutionnaire « prend des accroisscincnl.s rapides, uiie rtpreté soudainc, et, au bouL de quelqucs annêes, se trouvc Ia inaltresse iiicontestée do ropíniou son appel, surgit uri aulre colosse, uti monstro aux inlllions do tèles... toul un peuple... subitement déchainó conlrc le gouvenicraent dont Ics c.vactions le dêpouillent, controles privilügiés dout les droils raíTainent, sans quc^ dans ces campagnes di-serlécs par Icurs palrons naíurels, it se rencontrc iinc autorilè suroivantc, sans que, dans ces procinces plièes à la ccntralisalion méeanique (dejà), il reste un groupe íJií/eyje»t/n»í... sans que lanl de bonncs volontés et de bclles inlellígenccs puissont se défcndre conlre les deux ennemis de loule liberto et de loiil ordre». conlre la conlagíon duròve démocrafique qui Irouble les meilleures tètes et contre les irruptions de la bi‘utaUlé populacière qui pervcrlit les meilleures lois. » 13 TiiftnniES pnuTiour.s Los n«'0-royalislos nc se Inssonl pas de vnnlor cl d‘invoqucr les cinq adinirablos volumes do Taine sur la Révolution. lls no parlcnl jamais de son vo lume sur rAncien Ilégime. Poiirtant, si rauloritó de Taine vaul sur Io premier point, elle vauL ógalcmenl surlcsccond. Taine a parfaitomcnl compris la beaiité conslruclivc de Tancien régime, lel qiril aurail pu ètre cl demeuror. Mais il considere son bisloirc « coninic un long suicide ayanl, jadis, merilê Icurs avanlages par leurs sei’- vices, les privilégiê.s ant ijardé lenr nuer leur emploi; dans le gouvernement local commo dans le gouvernement central, leur placc ost une sinecure, et leurs privilògcs sonl devenus dos abus. A leur tòlc, Ic roí, qui a fuit la Franco cn so ddvouant a elle comme à sa cliose propro, fhnl par us.rr d elle comme de sa ehose propre / Pargcnl public est son argenl de poclie ; et des passions, des vanilés> rios faiblesscs personncllcs, des liabitudcs de Iuno, des préoccnpalions do famille, dos intrigues do luaiiresse, des caprices d épouse gouvernent un êlal ‘Ic vingl-six millions rriiommes avcc un arbilrairo, une incurie, uno prodigalild, une maladresso, OR manque de suite (iu’on cxcuserait j'i pcino dans la conduile d’un domaino prive. » Ln oulre, rol et privilégiés onl cux-mômes cncourago « la pbilosopliie du dix-huitième siècle, Ic rlis'" crédil de lali*adÍlion, la prélention de rerondre toulcs !●> A ce moinenl et sur w. « — « ...Fondaleurs do Ia sociétd rang sans conliII ressort de la que la pluparl des genlÜshommes du dix-huitiííme siècle cl le roi lui-mèine (cl que dire des bourgeois ?) n'eusscnt ríen compris à la lliéoric posiliviste de la royaulé Iradilionnelle. La " i i ● ^
LA Tllliomí; nOYALlSTE Io THÉORIES POLITHJUES U cessé d’òLrci parcc vérilé, c’est qucla monarcliic a ([u’elic avaít ccssô de se coiicevoir elle-mèine cürnme la coneoil M. Maurras, parce qu’ellc uvaiL àpeu pi'ès perdu rinlclligeiicc, je nc dis pas de son devoir, « ● La deuxième diíneulté, c’cst qu'il y a, chez 1'immensc majorité des t'’raneais, une prcvcíilíon forinídable, et peut-elrc irréductiblc, contre la royauló. C’cst un fail. Pour d’innombrabIes ouvriers et sans, el pour beaucoup de bourgeois, la royaulé, c’csl,esscnticllemenl, Ic « gouvernement descurés», Chez presque Loiis, les seiitiments antidéricaux ne sont pasaulre cliose, au fond, que la peur de la monarchic. « Ce n’est pas le ministre du Christ qii’ils redoutent dans le prètre, c’est uniqiiemcnt l'hommc du roi, percepleur des dimes et porte-parolc du ciiAtelain. » (A. Jaequet, la Republique pléhiscilairc, brocliurc de propagando.) C’est en exploitant cette séculaire associalion d’idées (royaulé : règnc du clergé) que lant de gredins se font ólire et pcuvent ensuíte se moquer iinpunérnent du pcuple. Je crois bieii que c’csLla faute de la lleslauratiou plus cncore que de Tancien regime; la faute du milliard des émigrés, des inissions, des « fourgons de I etranger », dc Ia « Congrégation », du billet de confession, etc. Le peuple se souvient de tout cela pêlc-mêlc, et il y ajouto instinctivement Ia dímc, le droit do jambage, et je ne sais quclles aulres mystericuses liorreurs. Lc pcuple a cncore dans le sang toule lasubslance de cc que M. Maurras appellerait lc venin des petits pamplilets de Paul-Louis et des mais de sa fonction. Aucuns disent qu’ellc avait cü7nínencd à la perdre depuis três longtcmps, — quisait? depuis 1'hilippc le Del, — et qu’cllc 1’avail presque cnlièrcmcnt pordue depuis Louis XIV. M. Charles Maurras nous propose donc dc renouer la tradition, non seulcmcnl par-dessus LouL lc dix-ncuvièmc sièclc (car enfin cest la llestauration qui nous a donné le parlemcntarisme), mais par-dessus deux ou trois cents ans. La coupuro est trop large et Irop profonde. Et voilà la prcmlère diniculté. M. Maurras dira: payCela est possible si on le veut; Mais si ) et 011 le voudra parce que c'est le sulut. on no lc veut pas? dcsccndant des rois do Krancea reconnu Terreur V. Lc M. Maurras dira cncore : 1 ‘ i desdernicrsrois.il a rcconquis Ia notion vraie dc la royaulé. II scra aussi sérieux et plus clairvoyant que les autres inonarqucs d’auJourd’hui, qui souL lous des gérants Irès attentifs et très consciencieux' du domaine qui Icur est conRé. II instaurcra la mo narchic scicnlilique. Donald et Comle, Taine ct Lc Play, balzac et itenan formeront son conseil royal. » t\ la bonnc he de cetlc ■J ' ' ure ; mais, pour nous convaincre mcrvcille, il faudrait déjà qu’il lutroi; ct pas. I* il iie Pcsl í
● ● ! IA TIIÉOlÜE HOYAUSTE THÉOIUES POLITIQÜES cliansoiis poliLiqucs de liúranger... Séricusemcnl, jo crois que la llcstauration a élé parüculièreinent funesle u la rovauté, eL que, sans la Ucslauralion, Ic rève de M. Maurras scrail aujourd’hui un peu moiiis irréalisable. « Mais, dira-l-il, les fourgous de rétranger nous ramenaient la paix. — Sans doule.— Mais Ic inilliard des émigrés élait une reslilution. — D’accord. — Mais lapolilique extérieure de la Reslauraüon a élé excellenle. — 11 est vrai. — Mais la llcstauration avait refait la Frauce forte et prospere. — Assureinent. — Le pcuple est donc absurde. — 11 Fest. " Maisil faut Téclairer. — Ce n’est pas conimode. ' Mais nous avons le billet de confession maçonnique, Cl la Congrégalion rouge, pire que la noire. Mais les rois de France n’ont jamais élé cléricaux. Mais Charles X lui-mônie a rendu des ordonnanccs conlre les Jésuites. Mais mon prélendant n’a rieu d'un b»* got, el il le fera bien voir... » Jeréponds comme ci-dessus : « A la boune heurc. Mais, pour le montrer, il faudrail déjà qu‘il fut ’ et il ne Fest pas. » Et vous verrez pourquoi jc ni tiens ü. celtc replique loute naive. il ii> mis avec Ic sang, jxu-pélué par la Iradition faut étre juste : le peuple plaindre des nobles, surlouL depuis Ic milieu xvii‘ siücle. .fc viensde relirer.4»cíeH ftégime, de ce Taine que le néo-royalisme considere orale. li a eu terriblement ii se du comme un de ses docteurs. Le lableau est aftreux et semble véridique. II est bien en tout cas, documcnlé de la plus imposante façon. Les nobles qui résident, cux-mémes, sont parfois obligés de pauvres pressurer les pauvres. Quantii ceux qui no résident pas, qui paradonl Ia cour, qui y vivent des libéralilés du roi, ●est-à-dire do 1’arKcntsué parle peuple, comment qu.ililier leiir cnnduiie el leur rülo ? Sauf par le Ser vice mililaire - oú encore ils ontlant davaniages ctdecompensalions-ces privilégiés ne juslilient absolument plus Icurs privilèges. Le peuple Ic sent et s'cn irrite. II ne voit jamais ses aneiens chefs naturels ; il no les connait c ●f que par le poids dont ils pòsent sur lui... Les droits du ●v; roi, si lourds, seignouriaux .sont I pa.ssc encore! Mais les droits d’autant plus odieux qu’ils viennenl - quMls achèvenl d'écrasor des malheureux... procédés du fi.se sont alroces, la misèro inexprimable... C’est de tout cela que ic paysan garde encore le souvenir obscur, mais Icnace. e roi lui-méme, je ne dis pas que le peuple soit aujourd’hui tout prél é Faccepler: cependant [ que le roi sest appelé saint Lonis, Charles \c S-ifíè' bouis XI, Louis Xll, llenri IV ; ü sait, tout ' par surcroit et Les - J f lu Lc peuple voit aussi, invinciblemcnt, dans royaulé, le gouverneraent des nobles; et il douto. C/esl, chez lui, un senliment très profond, il sait cn gros. THKÜIIIBS RT I.UrnRSSIONS 2
L.v TIIIíOniR UOYAUSTli .10 / . Tiir/iHUís pOLmoui;s 1» S(‘ignem'fi bnndits. Mais, si la nohlesse a cossó (Te ' comprcndfc sos devoirs, SL'(liiirc cllG-nicmc aux « nucos » révolutionnaircs, et c’est donc la faute u lloussean. Mais Louis XIV que le roi asoutcnu les cominunes conlre la nohlesse et, qiril aété assez souveni, le « pòre du peiiple », — jusquaux jours oíi la royauté paLcrnclle etprotecIrice s’est Iransformée en monarclüe absolue, centralisatrice et fastueuse... Mais il se souvicnt aussi que les nobles ont combaltu conire Ia l’rance ; el U n’ost pas assez bon hislorien ni assez bon moralistc pour se représenter avec cquiLé les raisons qidils en onteues. Enlin, il croit que, aujourdMiui encore, le vni rentrerail avcc nohhs; et cela hii fait peur. De fait, eclte perspective iVaurait rien (rengageant. A part des excepUons honoraldos, adinirablcs mômò (et J’en connais qnelquos-unes), ce qui suivit de 1’ancienne nohlesseparaítêlre rcslé, duns son cnsfímhle, la classe oisive, fiitile et dédaigncuse. On craint que les genlilsliommes no se ruent autonr du roi et que la royauté no devienno leur huliUi commo Ia Republique est celui de la sccte jacohinc. href, on craint ia nohlesse et « la que le roi. — a c’csL qu’elle s’est laissé comme Louis XI n'a guère employé <;ue des bourgeois. Mais, eníin, en admeLtant qne pcu raison sur les fails, voiis ayez un un regime qui est théoriqiiement le meilleiir reste Icl mèmc après qu’on l’a íaiissé dans la pratique, mème après une perversion <lc dcu.v ou trois siècles. Mo I prince réparcra Terretir de ses pères. 11 reviendra à Tortliodoxio royalisle. Presque lous ses conscülers actuels sont des roturiors. II emploicra jusqu’aux jacobins qui ont quelquo capacite. II sera le roi de tnus. 11 (iend les nobles á distance cl ra n*aura qu’un mhiimum de coiir. Il est pénétró de toutes mes idées, et il le fer bienvoir. » a quoi je réponds, pour latroisième fois : — Pour nousen eonvaincre, il laiulrait déjíi qu’il fiU roi ; et il ne Pest pas. cour » plus encore Uno grande partie dos classes ditos éclairécs partago dailleurs plus ou moins les préventions pop laires contro la royauU*. Mais, en outro, ces boiircois font <les raisonnemenls. Jc reçois beaucoup de loltres ofiTon contcstela Ibéorie mème do M. Manrras, (>t ou l’on prétond me démontror que certains do sos argiimenis ne soul (pie des ailirmalions gra tuitos Mais, dira sans douto M. Maurras, tout cel*^ est bien injuste. Taine a beaucoup exagérè généralisé avec exces. — A-L-il donc exagóré aiissii lorsqu’iI a décrit les absurdités et les borreurs <-1^^ la Ilévolution ? — un Mais le roi, tout eu ruinant France, Tagrandissait. Mais il y avait encore do bonS soigneiirs. Mais Louis XIV a fait les Grands-Jours (si gais dans les .!/« moi>'es les de Flèclüer) contre i
21 LA THEfnUE ROYALISTE Louis XIV tít de Louis XV ? II est vral qu'on ne peut prendre de garanties conlrc la longévité desrois, — laquelle, d’ailleurs, a aussi des chances d’òtrc iilile et bienfaisante la nalion. II demeurc évident que Ic système de Tliéredité fait une plus grande place aii liasard que ne le voudrail M. Maurras. A quoi ce philosophc répliquerait incontinent que le système électif laisse au hasard et, en outre, â la cupiditê, a la crédulilé et à la sottisc, une place plus grande encore. V TÍIÉORIES POLITIOUES 20 Par exemple, quelqu’iin m’ècrit : a Les néo-royaHsles nous parlent de dix siècles de monarchic, de slabilité, de tradition ininterrompue... Oui, il y a cu de bons souverains, soucieux dii bien public ; mais ü y en a eu trèspcii. La pliiparUse sontmontrés soucienx de leur gloire personnelle, de leur bonbeur en ce monde et dans Tautre... Oii est la slabilité, oii est la tradition dans cette politique dela inonarcbie rrançaise, tanlòt protestante avec Louis XIII, tantüt catholique avec Louis XIV, anticoloniale avec Louis XV, coloniale avec Louis XVI ?... La trop giandedurée du pouvoir d'iin homme mènc aux abus, ala vicdlesse et à l’épuisemcnt: M. Maurras songeL-il à défendro les dernières années de Louis XIV La tradition des enfants, princiers ou boiirgoois, esL de prendre Ic contrepied des idées . Enfin(car je tiens à indiquor toutes les objections), le néo-royalisme s’étant qualifié lui-mème de « nationalisme integral d, des nationalistes ont regimbé et ont produit cette argumentation (la Ilcpubliqun plébiscilaire^ pages 32-33) : « La faraille régnante dansiin pays monarchique est-elle au moins une famille vraiment nationale? Pas le moins du monde. Elle est phitot la famille la moins nationale de toutes. C’est une famille dont la véritable pátrio est circonscrite dans le cercle des maisons princières de PEurope, c’est-à-dire une famille essentiellement cosmopolite. Sans chercher bors de France, voyezles Bourbons depuis Ilenri IV jusqu’au comte deCluimbord. « Tous sont nós de femmesétrangères et tons se marient à des feimnes étrangères. « Ilenri IV est l époux d’une Itallenne de Toscaue. de leurs pòres. Témoin le roi Victor-Emmanuel et le roi Ilumbert, Guiliaume I et Guiliaume II... Un chef vieilli est un mauvais chef. Un chef trop jeune vouL toujours faire autre chose cr que son prédécesseiir. Etc. >» Ihéoriciens royaI <1 ignore ce que répondraient les listes i A a ce lohu-bohu d'objections. sur l'un des points touchés ils diraient : .Pimnginc qiR^ par mon correspondant, I Ceei n est que jeu de dialcctiquo. Si les albances politiques de toul nos rois ont varié, c’est simplcmcnt que les intcrèts extériours dela France vrai se déplaçaient. . ● > >» Mais n'est-il pas un peu qae la monarebie française est morte de la ^ongueur démesurée, accablante, des règnes de *i ● \ ■1 / .'M
1 LA TIIÉOHIE UOYALISTE el de lello qmilité qiril domine eL ubsorbe l’apport des sangs élranj;ers... Piiis, une pi-incesse élrangère qui entre dans himalson de France prend nécessairemcnt les intérèLs de celte maison deveiiue la sienne, comme une üllc de la bourgeoisie ou du peuple, nouvellemenL mariiíc; prend les íutéf^ôts de la boulique ou de la Lerre de son mari, mème contre son pèrc... Ce sonl ces alliances avec des étrangères qui ont souvent pcrmis aux rois de France de « former la France » ea arrondissant leur domaine... Aujourd’hui cncoro, de quelle utililé ses parentages ne seraient-ils pas à notre prince dans la couduite des alTaires bicn faire voir. » Et, pour la quatrième fois, je réponds : — Pour nous cn convaincre, il faudrait déjà qu’il fúLroi; il ne Test pas. 23 TIIÉORIES POLlTlQLliS 2’2 « Louis \lll est le fds de cctlc Italicnne do Toscanc cL devienl 1 époux d'une Espagholc. « Fils d’unc Espagnole, Louis XIV épousc à son tour une Espagnole. K Son fils Louis, appeié corainunêment Ic firaiul Datíphin, né d’uiic,mèrc espagnole, C*pouse Allcmande de Bavière. Le duc dc liourgogne, fils d’une Allemandc de Bavière, épousc une Italiemie du Piemont. « Louis XV, cpouse une 1'olonaise. ,1 íi uno u fils d’une Italicnne du Piémont, « Le dauphiu Louis, (ils d'une Polonaisc, épouse une Allemande de Saxe. “ Louis XVI, lUs d’uue Allemande dc Saxe, cpouse une Autrichienne. « Lnfin le dernicr Bourbon français, le comLe de Cliambord, que ses fidòles appellenl Henri V, estle Üls d’une Italicnne de d'une Italicnne de Modène. « Et extérieurcs I C’esl cc qu'il saura et * ● Oíi je veux en venir ? A ceei. Naples et devienl répoux La solution néo-royaliste peut bien être, leveulenlM. Maurrasetses ainis. Ia plus conforme au bon sons, à la iiaLure des cboses, à Fcxacte connaissance des hommes. Mais comme ce que nous constatons cliez les Bourbons, nous Ic relrouvons cbez les Ilonapartc. Tous (1 étrangères. d'Orléans et cliez les ou presque lous sonl lils el époux pour les causes que J'ai rappelées, celte solution si elTicace, el si recommandée par les plus libres el les plus forts esprits du dernicr siècle, est justeincnl celle qui répugne le plus h la majorilé des Français. Elle est la seule (pii ne puisse ubsolument èlre réalisée que parla force. - Ainsi, íi chaque génération, npport de sang clrnnger. Ce fait ■ rpie, dans les familles, les garçons Licnncnt gisneralement de la mèrc plulót que dupère... » ' ● je sais que la replique des royalisles est Loule prele. lls diraient: c’esl un nouvel est d’aulant plu?» gi'ave.. “ Lc sang de nos rois esl si forl-
24 TIIÊORIES POLITIQUES Caril n estpas probable que nous revoyions d'ici longLeraps une Assemblée qui soit disposéc, commc ceile de 18/3, íi rappeler le descetidant des rois de Fraoce. Et, dautre part, à supposer le regime ptóbiscilaire élabli, le prétendantne pourrait se soumetlre au plebiscite sans LA THÉORIE PLEBISClTAíRE renier son proprc prín¬ cipe. Reste donc, comme je le disais, laviolence. Cela ne parait pas três proche et serait exlrômement nasardeux... De bons citoyens me rcprochcnt de m’atlarder à dos discussíonsquMls qualilientsévèremenl d’ « académiqucs ». Mais, d’abord, nous nc pouvons rien, próscnteiuent, contre la lyrannie parlementaire. Duis, mes exposés de théories ne seront pas puremcnt académiques, si jc puis répandre par eux le sentiment quí les inspire ; et ce sentiment, c’est que lo parlemenlarisme esL le mal; c’est qifil faut à la Republique un chef responsable, qui assure 1'ordre intérieur, les libertes et la défense nalionale. et par qui le régirae républicain cesse d’ètre Tanarcliic ou la domination d’unesectc. En sorle que (pour conclure), sUes néo-royalistcs, ^ oration de leup liurmonieuse thêorie, ont etegu.des, comme ils le préteudent, pur le « sons dos roal.tes » ce mbme seus des réalités uous prescnt.anous, d’écarter leup solulion ♦ ● .l’ai traité de la solution royaliste. .1’aborderai 1'autrc « solution frauche » : Ia théorie de la Repu blique intégrale ou plébiscitaire, car ces deux cpithutes ont ici le mèmo sons. .rappclle Republique intégrale celle qui tend à pousscr jusqu’au bout son príncipe, qui est la souveraineté populairc. .l appelle Republique intégrale . ..d
1 LA TIlÉOmí- J'LÉBItíClTAlUE ‘27 THÉOUIES POLITIQUES celle qui approchtí le plus de cet idéal fuyant : le gouvcrnemcnt du peuple parlepeuple. Et ilcstclair qu elle n en peut approcher que par Temploi éleudu que la réalité le permet. du plebiscite « décision du peuple » {pkbh scilum). Tousles « républicains de priucipc idéologues, les entèlés de logique, vieilles barbes ou jeunes toupets, s’ils raisonnaient avcc désinléressement, devraient êlre plébiscitaires. DéãaraliondcH droits deVhommc .cl du cíloijen soit, ou non, II y a troispouvoirs : législalif, exéculif,judiciaire. Le pouvoir législalif fail les lois ; le pouvoir exéculil veillc àIciir exéculiou ; le pouvoir judiciaire jugc et punitles infractioos à ccs lois. J)ans le systòme qui nous régit, le Parlemeut possède Ic pouvoir législalif absobi, puisqu’ÍI fait et défait Icslois sausconsullcr le peuple. — II possòde Ic pouvoir exécutif, puisque le cUef de TElat cst son OIu, responsable devant lui seul, el que les minis tres, choisis parce clief de TEtat, sont, en réalilc, acceptés, guidé.s, controles, renvcrsés par les parloincntaires, au gré de leurs caprices et de Iciirs ambitions. — II possòde le pouvoir judiciaire — occasionnellemcnt, par la faculte que lui donne la constitulion d’ériger le Sénat en Ilaufe-Cour — et, couraniment, parce que les magistrais dépendent, pour leur avanceinent, de rexécutif, lequel dépend du législalif. , aiissi ou », les purs, Ics un assemblage de vérités polilitoujours est-il que nous devons Ia regarder comme Ia charle même de la Ilevolution. Or, Ia republique plébiscilaire est le seul regime qui puisse être déduit logiqucmcut de cette Déclaraiion fameuse. H s’agit, ai-je dit, de procurer, autant que cela est imainernent possible, le gouvernement du peuple par lui-raême. La délégation par loul le peuple des pouvoirs qu’il ne peut seule à cette ques mconteslablcs et intangibles, exercer directement satisfait premièreexigence du credo révolution- « * Cette confusion des pouvoirs et cette tyrannie du Parlement, on les rclrouve cliez nous dans toules les conslitulions prétendues républicaines, cl jusque dans la constitulion (non appUquée) du ái juin 171)3 : constitulion jacobinc, mais républicainc, non pas. Sans doule les constituanls de 1703 élablissent le sulíragc universel el la ralilicalion (bien diilicilc naire. II s agít aussi, par suite, deviter Ia tyrannie soH lomme, soit d un groupe. La séparation des pouvoirs permet seule d’éviler cette tyrannie ; et hi ■po ique plébiscilaire, avec président élu par lo P-uple,assure seule cette séparation. f icilí. P‘irIemontaire y est impuissant; il est lauie de s en rendre comple. J
1 LA TnÉomE PLKIllRClTAinK TIIEOIUES PULlTIQüES 28 lo clroit {lúmocraliqne, ponr ilonner au pouvoir, soiL issij de la Ilévolulion ou Issu d’une acccplalion, d’uiic adhésion solennelle, la sandion les monavcliies Irouvaienl dnns le droit divin. >. De soncôté, Garibaldi (voilà, je pense, iin téinoignagc que les répuhlicains les plus « avances » no désavoueront pas)éerilavccune bonhomic touie popiilaire : dans Ia pratique) de toutes Ics lois par Ic peuple. Mais, d’aulro part,cn formanLlo Cüiiseil exéculil de vingl-quatrc mcmbres choisis par le Corps lègxslalif sur une liste de présenlalion faite par les asscmbiées départenicülales, ils subordonncnt entiòrenient rexécutif que au législatir. Par crainte de la tyrannie d’uu seul et dc lout ce qui pourrait ressembler u la royaulé, ils rcpoussent Pidéc d’un cbef de la Republique, président ou cônsul, élu par la nation ; mais ils installeiiL une tyrannie pire : celle du Parlement, c’esl-à-dire Icur propre tyrannie. Bn réalité, ils violcnt ouvertemont deux articles de la Üéclaralion de 1703 : tion du peuple ne peut e.xercer la puissance peuple entier... » et Ari. xxix : « Cliaque citoyeii a un droitégalde concourir... à la nominatiou dc ses mandalaires et de « Pourquoi ne pas éllre pnr voie de plébiseile un ● seul honnúlc hommo chargé dc gouvernor l«i tion ? M’est-il pas plus facile d'cn trouver cinq cents ? hssayoz de ce système, et vous seroz débarrassés dc ce byzantinismc, de cette fume de bavnrds naun que Ari. XXVI : « Aucunc por- qui assourdissent le monde et font de l'Europe une vi-aie lour de Habel. « du . Or, rexécutif ust et un « agent » de 1703 manqiien donc à leur príncipe et à leur tTtííío, en dérobant au peuple rélecUon de Texeculif. Donc nous disons ; ses agents « mandalaire bien, j’imagine, un des cituyens. Ces constituants - Le président de la Republique sera nommé pour lant dannécs parle suflrage univorscl. Ü esl rééligible. llcstresponsablc uniquement devant le peuple, dont il tient son pouvoir. 11 clioisil nislres, qui n’ont de comptes à rendre qu’à lui. — Le Ibirloment fail les lois et coniròlc les dép — Si 1’on ajoute à cela le rocrulement de Ia Iralure parelle-mème {selon le separalion des pouvoirs sera réalisée. Ainsi, d’une pari, les départements l Ses miensos. niagisu de Faguet), la Ainsi, ce sontles pléhiscitaires, et non les jaco1 qui sont dans la vérité révolutionnaire. ● o- s y útail en plein Iorsqu’II disait (.‘j avril lo/(j) : « -le ciois que le plebiscite oslune sanction dósoruiais nécessairc dans les sociétés qui reposent üui’ bins Et Vü' Oambelta élisent le deputes, c esU\-dire les représentants des i urs inlérèts
1 LA TiníORlK PLÉBISCI.TAIUE plus pour principale occupalion de soulcnir ou de rcnverserlcs minislres et de faire leup cour au pouvoir. Leur seul travail, cncorc assez honorable, je pense, et assez absorbant, serait, comme j*ai dit, la discussion et le vote des lois cl le controle financier. Enfin, le président (aidé de ses minislres) pourrait vaquer utilcment aiix deux fonclions naturcllcs dcTEtat, qui sontlc mainlien de Toi-dre à rintúrieur et la déTcnse nationale. Et, comme ccs deux fonctions siiiliraicntamplemenlà son aclivilé, à son ambition, à son orgueil mème, peut-èlro ridée lui viendraite!le de reslaurer cbez nous,poii à peii, la vraie noLion de 1’Elat, de le soulager des fonclions qiii ne sonl pas de sa compétencc cl dont il n aété cbargé que ])ar rantilibéralisme congénital à la i^hipart des l’rançais... .le ne sais si celà se fera Jamais (non plus que la déccnlralisation administrativo) : mais assurémcnt cela' ne pcut ôtrc fait que par la volonlé et Tasccndant d’un seul individu, mandataire de la 31 THÉORIES POLITIQUKS 30 locaiix et des intérèls de gronpes, de professions, dc régions ; et, d'aulrc part, Ic penple toul cnlier élit lo chef de 1’Etat, c’esl-à-dirG le rcprésenlant des in* térèts géncraux etpermanents de Ia nation. En d’autres termos, le méme électeur iiomme Ic défenseur de se intcrèls particuíicrs et le défcnseur du bien de toute Ia communauté nationale. II cboi sit simultanément les députés, conlrôlcurs de 1 exéculif,— et Texecutif, guide et modératcur du Parloment, Si bien que le second de ces votes as* sure, en quelque facon, rélecleur contre les niaU' vais risques du prender. Un lel régime paraitrait conforme à la naturc et au bon ’il sens. M. .lules Uoclic, républicain (rcspi net, dii dans un vicil articlc : en poliliqiie, comme en toul ordre do l’aclivité bi*' maine, doit s’exercer par un seul iiomme, par seule pensée, par uneseule volonld dm-able, et non pointpar unepluralitéfatalemcnt divergente, mobile otmcoli6rente. Diriger, gouverner, est lo fait d’un seul ; et contròler, le fait de plusieurs. » L’aclion dircclriee nation. Daillcurs, rassurez-vous : la puissance du présidcnl aurail dos contrepoids. — L’emploi du plebis¬ cite ne serait pas limító à réleclion présidenliclle. II y aurait, cn outre, le « plebiscite d’arbitrage » en de conllit entre lo pouvoir législatif et le pouvoir plebiscite de consiiltalion » ou } cas H o.st clair dircctomcnl que le président, son pouvoir dc la nation, aurait une grande autoritóno serait plus lo valct irrcsiionsable dos parle' mentaires. II la France. tennnt exéculif, — etle ref.ov.ondum ; c’est-à-dire ([ue, sur Ia demande d un cinqnièmc, par exemple, des élcclenrs inserits, le suíTrage univcrsel serait consullé pour radoplion ou de pourrait parlerfi rélrangcr au noni Puis, les ministres ólanl responsable^’ devant luiseuL les membres d i., í icid uParlejiienl n’auraie
t . . 4. . ' l.A TllliOlllE PLÉMISClTAiltE Taine... Vous cHicz avec compUiisancc ccltepage do Ucnan :«(La UávoluLion) commildegaielé decceur l eiTeiir capilalc, qni^ est de déférer à la massc Ia question de la forme du gouverneinent el le clioix du soiwerai)}. Vcaíanl da dix ans, u qui on avait donné imprudcmmenl Ics droUs de la majoritú, ílt dessieimes; quoi de surprenant à cela ? On demandaiLde Ia raisoii à ccllc foiile qui, le mcSnie jour, peiil se monlrer dupe du pliis grossidr charlaLanisme el solteinenl. accueillanlc pour loules les calomnitís.elc... » líl cellc füule qui, de votre propre aveu, esl le I)lus souvent incdpablc dc bien choisir les représenlants d’un arrondissement, vous lui conlicz le soin d'élirc le représenlanl ct le chef du paystout enlicr! Ne tombez-vous pas daus une contradiclion grossièrc ? Les plébiscitaires répondent: — Ce n’est pasla inème chose. Tres séricusemenl, le peiiple entier est moins impropre à choisir le clief ●, du riílal que nc Test un arrondissenicnl a clioisir un dépulé. Oans les éleclions législativcs, les élccleiirs soul ^isément trompés. Us votenl pour il-s attendent le plus do faveurs et de profils, soit pour eux-môraes, soit pour leur métier ou leur Cor poration. Ou bien encore, ils votenl pourlc candidat ípiileur fait les plus bellcs premesses, cesl-à-dire qui iiient ie plus; et ils volent sans coinprendre TlItOHIES ET J-'M‘IIESS1Ü.NS. 33 32 TllKOniES POLtTlQDES le rejet (runeloi d’inlérètgénèral. — Kt il va sans diro que la cornmune, le canton, Ic département, pourraient égalemcnt user dureferendum (on a déji^ commcncé) sur des questions d'inlérct communal, cantonal, déparlcmenlal. Ainsila souveraineté populaire cesserait d’ètre un vam mot. Etnous aurions véritablement Ia llúpublíqiio, — ou démocratie changerail. organisée, — ce qui nous -1 Les principales objections . sysLème sont de deux sortes. Los les condilions mèmes de Púlection du ciicf de Hílat j par le peuple ; les autres, sur les conséqucnces de i ce mode d’élection. ^ Voyons les objections de la qu’on pcut fairc à ec porlont sur u nes í prcmlère espècc. 'I r * ● On nousdil d'abord: — Vous . I’imbécilité du fairc le avez souvent parlé dc 1'ignorance et jj suílrage universel. Vous scmblie^' j| proces du systòme dlectif lui-mème, appHíl^*-' | gouvernement d'une grande nation. Vous ap' | 1 ortiez dos exemples dc ses enormes mépriscs et. | no amment, Texemple des dorniòres éleclions Idg‘S' a ives, qui ont envoyé à la Chambre la stupide ' ’ otocü majorilcdont nous subissons Ia Ivranuio* ciliez les grands ' À le candidat dont au ct ll ●cr- contempteurs du gou' d en bas. Auguste Comte, Halzac, Le 3
\.\ TÍIÉOHIIi PU-BISCITAIIIE THÉOUIES POLITIQUES ■H comment ces promosses pourront bicn êlre rúalisées, ni si elles sont réalisables, et sans mème un cornpreiidrc ; seiil mol de la phraséologic donl on les. | éblouit, Ils votenL surlout avec leurs appólits, ou avec leurs liaines et leurs prcjugcs,— el, três souvent, sans savoir ce ([u'ils font. lls le sauraient beaucoiip mieux, s’il leur falluit .j designer le clief de TELat. Líi, lobjet du vote est jj clair, précis, dóLcrminé. II s’agit de cboísir uu liomme qui defende les intérOLs générauN et permunenls do la nationqui s’occupe de trois clioses ● Ic niondüj {. * * On nous dit aiissi: — Le suílragc universel aimc les inédiocrités. II nominera néccssairement un liomme médiocre. Les jdébiscitaires répondent; — Cct Jioiiime médiocre lui-méme, s'il était un bravc liomme, prendrait conscience de son devolret do sa puissancc, n*élanl plus le valet des i)arleinentaircs. Mais il nous paraít certain que le suflVage universel n'élirail pas un liomme médiocre. Assurémenl les électeurs (en général) ne semblent pas tenir beaucoup à ce que leur député soit respectable. Pcu leur importe qu’il leur fasse lionneur, pourvu qu’il leur promette ce qu'ils veulent, qu il leur obtienne des faveurs et qu’il fasse leurs commissions. Ils se doutent bien que le mandat de dépiité, au point oii ils 1'ont eux-mémes ravalé, nc de mande aucmi géníe. Mais, s’il s’agissait de donner unchefàla naiion, ils comprcndraient spontanémcnt qu'il y faut un Iiomnic de quelque étoíre. Ils se senliraienL mi peu déshonorés que Ia Franco fiUrcprésenléc par un baladin, ou mème par quelque avoué ou marclmnd de biens sans éclat. Au reste, et par la force des choses, le pcuple enlier ne pourrait ciioisir le président que parmi des hommes univcrsdlemenl comius, et comius pour des * Services publics, et, par conséquent, d’uno popularilé /miwraOle. (I le bon ordre inlérieur, k liberté de la sécurité nalionalc. Cela est certes plus facilc à j concevoir, au moins sornmairement, que les tliéorics t, de Karl Marx ou qu’un projet de reforme fiscalc- 1^'^' í dautre part, on voit tout de suite berlé, la sécurité sont né tout l ordce, la l'" ● que eccssaires : mais il faut éU’0 'stèmc éconO' Iròs averli pour déraéier, dans 11 n sy.' mique,lefortetle faible,'le possiblcetrimpossil)lo,oo qui Yous sera avantageux et ce qui se tourncra conti‘0 vous. En outre, les électeurs sauront qu'ÍIs u - persoiiuellement rien à attendre du président: souhaiterout donc un candidat qui soit digne, ne poO' vant en avoir un qui leur soit directement proiHabl*^' d’uu úU^ l, Oui, nous croyons vralment que Félection président sera, i leclion d’un député on vulc en général, moins aveiigleque (●aS parcc quo, dans le premiei' sur un übjet réel cL liniité, mais, danS í>ecoiid cas, on vote Irop souveiiL sur des cUimèrc^* il . i*J
Í„V TIlKoniI-: PI,ÍCIIIfJi’.ITA1llK cnmpilgne cie prossc el de réunioiis. Tonle Ia niachinc adtninistralivc ct loule la Maroaneric niarclieraíent on favcur du «mauvais » candíilat, c’est-àdirc d'un homme qui ne serait pout-êtro pas eotiàremcnt lihrc A Tágard de la flnance cosmopolile, oii qni, potiL-cHro, aii rond de son Ame, ponserait qiril ne faiil pas trop déplorcr que la force IVancaisc sc décomposc, si cela doit èlre iilile A T « lunnanilC* »... Des puissancos d'ai*fíent, pciivent « entreprendre » réloclion prcísidenlíclle, organiser la presse dans ce dessein, elc... Vous prúUmdez qu’on pasdix millions deloetours ». Mais on peuLpayer !c!S jonrnaux, payer les monenrs liahilcs à duper el à corrompre los ígnoranls. Voussavez hien que, pour la « Irlturation de la matière (●loclorale », les bravos gens ne sonLpas do force, lls .seroat parfaiíoincnt « rmilés... u bes plébiscilaircs répondenl : — Noiis ne lecroyons nnllcmicnt. La prcs.sion ofOciello cL los divers genres do conaiplion nc pciivent guòro s’exerocr dans nne plns large me.snre qii’cllos n’miL fail on 1002. Mais, cette fois, ce .serait le pouplo loiilcnticr í[ni anrail A óliro un soul liomnio. Et, par suilo, s’il est vrai, comme nous Io pen.sons, que la majoritú dupayssoitconlre Ic «« bloc», cotte niajoriló róolleaurail onlin la possibiliU; de manifesler sa force. Si nous nous en leiions aiix donnóes des êloclion.s de 1002, il y aiirait : :n TllliOlUES PULITIQUES :n\ (Nolez que les candidals lui .scraient heaucoup moins élrangers que lel <« exolique ●> soudaiuonient dóbarque dans une circonscripLion, el qui s’y tout de mème élire. Ceei, pour répondre à J’ol>jceliüD « Le peuple ne saurail pas jugor los candidals A la présidence, puisqu’il ne les connaílrail pas. «) 11 esl cerlain qu'aucun des clioix que nous devons depuis vingl ans aux parleinenlaires n’eiiL ele fail par le peuple. Le peuple n'eüt clioisi iii Sadi Carnot, ni Félix Faure (bon FrançaiSj mais peu connu au momcnlde soa électioa).On dii: <í Ne vous cxcilez merail Loubel. rien : « I ii naclicde ni M. Casimir-Perrier pas ! Le sulfrage univcrsel noniJe réponds, bieii que Jc n*eii Oui, pcut-èirc, parceque M. Loubetcsl déjà Mais, do lui-miime, le peuple avisé de Loubel. Le plus probable, c’csL que, à sup' poserle régime plóbiscilaire établi après 1871, le peuple eútnomméThiers,àunautromomenLChan/ypms Gambelta sans douLe, cL peut-ôtre 1'amii‘í*^ Couibct... Les almannchs populaires et los imag^^ d Lpinal nous donneraient lA-dessus d‘asswencoií' rageantes indications. croie lA. fui pas ne se * * lei, Pon nous dit: — Fort bica ! Pcut-ètrc ne faudrail-il pas peror du bon déseS' ; cio i inslind sons du peuple, de conservalion,s'iUL«it laissé A lui-mèmc. i aurail uécessai son -1 M)araloif‘^’ remcnl imc canipagne prep -d
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