CODE CIVIL ALLEMAND PROMULGUE LE 18 AOlliT 1896 JAAVIUR 1900 líiSTUlí EN YIGUEÜU LIí. 1 TOME TROISIÈME (^el ouvrage est puljlid par ie Coniilé de lógislal Rcre insf.ilué pròs le Mínistòrc de la Justice de Ia Soctelc de/rffíshlwn comparée. II a 6lé iniprimd aiix IVais de IMat, siir lordre de M. ie Garde des Sceaiix. ion élraiiavec Ic concours \ 2385) IJVRI-: l\ (AUT. 1297 M Taxo.n-, Président de chand)re à Ia Gour de Gassalion, membrc du Gomité de législati. pression en quaíító de commissaj on étran^jcre, a siiivi Iniiresponsablc. re PARIS íT OUVlíllí^EMEA À L’IMPR1MERIE nationale mPlUMlí PAU OUDUE DU G MDOCCCVlll
CODE CIVIL ALLEMAIND PROMULGUlí: LI-: 18 AOL)T 1896 EMHl': Ei\ VIGUEUK LK. 1 J.V.WníU 1900 TOME TUOfSIÈME e.sl pnhilé par le Con.ilé ,1c l.'.í;isla(,ion c(mní I Í 'le Ia Juslice, avec Ic comcoi.,’h < e a Wte de legis/alion cnmparéo. II a <5tc in.prim,', anx frais 'le lEtat, sur lordre de M. le Garde des Scea MVRE l\ (ART. 121)7 A 2385) llX. M. Ianon, Président de chambre à la Cour de Cassalion, embrc da Comitê de législalion élrangère, a suivi 1’i.n- 'on en qualitó de commissaire responsablc. PARIS iíllPlUiMB PAR ORDUE l)ü GOUVERiNEMENT À ivimpiumerie nationale MDCCCCVIll
íssflciaMfl Dcs í «●BF]ií7,üi A Oafa N.* tío Vo ● - ^ V » Jju TAÜLK DES M.VTIÈUES. ^03- ^aislrado 7é O por; t UVRIí: QUATRIÈMK. i !í97-i 588) SkCTION PI\KM[kRK. — iMl MAUIAUK ClVlI, (aRT. Tituk I". Des üançaiHcs (arl. iQ(i7-i3oít) De la 1'ormalion dn mariajic (art. i3o3-i3ü2) i 1.) 'IVraií lí. TiinK 111. Delanullildel dcrannnlahililddii mnrinfye (nrl. i3ü3- 'riTRE IV. Du nouveau niariap;e en cas (arl. 13/(8'i 352) Des elVets du mafiüge eu gcniéral (arl. i353-io()2). Titju: VI. Du réfjime des bicns cnlre opoux (ari. i36q-i563). 1. Du regime legal des hiens (arl. 1 363-i i3i) ● Disposilions géiidrales (art. 1363-í 372). ●,i. Admiuistralion ctjouissance (art. 18701 3. Responsabililíí des delles (art. 1610í^iy) ; /i. Kin de I’adminislralion el jouissauce (art. t6i8-Wi25) 5. Séparalion de biens (art. i626-iA3i). 'j.5 de declai’atiou de décès 82 Titrk V. 113 n3 1 m3 1. 1 2O 182 i()A iU>() II. Durdgimeconventionnel des biens (arl. i/í321557) 1. Disposilionsgéiiérales(arl.iá3â-i^i3l)). 2. Gommunaulé universellc de biens (art. i637-i5i8) 3. Gommuuauld d'ucrmels (art. i5/i8) /i. Gommunaulé de uieublcs el acquéls (arl. 15/19-1557) 111. Du registre du régirae des biens (arl. i558i563) 'IitreVII. Du divorce (arl. i56/i-i587) fiTRE Ylll. Des obligations religieuses (arl. i588) 21 b 216 22O 335 367 378 386 '126
TABLE DKS .MATdiBK●:s. T\nM-: DKs \iATií-:nEs. SkcTION ÜEÜXIK.VrK. Dk li I-AltKVTK (arT. 1589-, 77a) Dis,)ositious (foncrafe (arl, .58,,-,Soo) )e Ia (iliado,, (a,-l. .5,,',-,Coo). I)eiol.I.gation (.'VSX4”'“'‘" I. Des ●> í) ^írííi fl.9J Titrk D'. Titre II. Titre III. Tirnii IV. UVRE niioiT src(’.KSson\r.. SkcTION l'URMlKr.R. Dlí l,'oill)IUÍ I)K SÜCCESSION ( ART. ● 1 9QQ-1 91) . . . SiTrATJON JLIUt)H.)LK DE l/nKRITIF.R (aRT. I()4a1)07 y SlXTIOÍI DEU.XIKMK ÍÍOGÜ).. . . * . . TíTRE 1". i*appoWs juridiíjufís enirc IViifanf ● I. Do lapuissaiice Ct SOS -jOa5)... ^palernelIe(art.,(;ofí.,(j,^í^j _ puissance paÍPi-MPlIp ,|n ,,;ro Otíi Vm !ihi\ .Accoptalion ot répiulialion de In sticcession. Gostion par Io Irihunal de la succcssion (ar(. i p/»*»-! qOG). Bcsponsaliililé de riimlíer qiianl aiix oMig-atioiis de Ia succcssion (ar(. iG97-2oi7) 1. Obli^alion.s de la succession (arl. i G97-19G9). II. Sonuiialion pul)li([ne aux créanciers de la succes.sion (arl. 1970-197/1) III. Liniilalion de la responsabililé de riierilier (arí. 1975-1992) IV. Gonfoclion de rinvenlaire. Besponsabililé illimiléc de riiérilioi’ (arl. 1998-2018) V. Exceplions dilaloire.s (art. 201/1-2017) I. í)n Ia G21 Titre II. /.'17 G88 raH " P P^íoniPlÍp de la nnVe V^Jl. 108/1-1G98}. Dolaco,,di,i„oM,aledaao,if„„,,, (a,.,..7,,,- ’● l%itiniation ,, ,, Í|"'^-í719-I722) Jl- De la décl 17/I0). Uel'adoj,li„„tA„„,hn, 638 /17/1 Titre V. / mana/[es G '\ 2 Titre VI. /182 dni‘el.s (arl. 170a- G5o 'Í’«TRB VII. De /18G GG8 lí?'.) j)c la pétilioii dMidrédilé (art. aoi8-2o3i) G82 De la phiralilé des hériliers (arl. 2o3q-9o63) /19G P»i* inariafro subséifiient de lé,fiUn,'iie' '('ar't /I9G Titre III. Titre IV. . 1723KindosslaU|(ar(. 17/41G95 Titre VIIJ. I. Kapporls des beriliers entre enx (arl. 2o322057) II. Bajiporls des bérilieis avec les créanciers (le la succcssion (art. 2o58-2o63) e an G90 Section "●■“oisièmr. De Titre 1". 5oG 520 520 I.A '● Í792) ® 712 y SecTION TROISlblK. — TeSTASIENT (art. QoG/l-2273) Titre I". Disposilions généralc.s (art. qoG/i-2o8G). . . Titre li. InstiUUioii dliérilicr (art. 2087-2099A . . . Titre III. Instilulion d'un arriòre-héritier (arl. 2100-2 720 y tiUelIo (art. 177.3- "■ Dela rje la De la 7-!0 620 533 Oi-stion de la tnteile ( . «olliciUide bnnal des - («i-t. 1793-1836). luínlll^^'y^ survetilance du tri- ^'■píielins ('●114 Q, commnnal Delatuielle ''*● conseil de f <85a-i857)... DHa lin á;," ^ í858-,88.)... . . «lutelle (art. ,882-,895).... (a7?;r(-‘'^‘--Soe 7.35 7/11 i'iG)... y 5G2 Titre IV. Legs (arl. 21 /17-2191) Titre V. 770 des 79^ V. Des ebarges (art. 2192-2196) Titre VI. De rcxéculion leslamcnlaire (art. 2197-2228) 79^^ Titre VII. Confeclion et anmüation du teslament (art. 222922.64) itrrVIII. Teslament commiin (^nrt. 22G5-2273) 5G9 571 574 Titre II. Titre ÍÍÍ. la liuelle des Dc la . 816 583 833 -í 908) 5<)0 59 6 ^'ÍCTION . . 84i OCATRiÈme. — OoNTRAT IUIÉrÉDITÉ (aRT. 2274-23o2)
CODE CIVIL ALLEMAND. TAIÍLH ÜHS matikuks. Skctío.v CI.VQüIKMB. Skction SIXTKMK. — Srction sbj*tií-;mk. a35fí) SfCTION IlÜITlblK. SFf:TION NKIJVIKMR. - Db LA HKSERVB (arT. 3o 3-9 33 8 ) NDIGNITB RllKRITÍKR (arT. 9 3 3 ()-9 3^1 5 I I.A RKNONCtATION \ SDCC.BSSIOX ( \RT. íCI/líí- «●'^0 889 LIVRE QUATRIÈME. DnOIT 1)K FAMILUí(l). Db 887 Di; 891 cKRTfPicAT i/uBurriKR (art. 93Ó3-237o). . . LA VKNTE l/nKRI-RlTB (aRT. 9371-9385). . . /| Db 0'’ SECTÍON PREMIÈUE. 1)U MAH1AGE CIVIL (1). TITRE PREMIEU. DBS riANr.AlLLBS (1). vertu cie liançailles, inlonlcr uiic Art. 1*21)7. On ne pcut, on acüon à íin dc formalion du mariago(i). clc h Ihüorie du Mariage ct dc ccUc dc la la famille est foi*- Livre IV. (i) Imlépeudamincnl Parentd, qu'ii devait mícessairemenl comprendre, puisquc nicc par le groupe des persouues quAinissent entre elles solt Ic mariage !a dcsccndancc de Tunc à 1’aiilro ou d'uu auleur coimnun ,ce qualrième Livie , à tons soit i‘ègle aussi la mntière de ia Tulclle. Bicn que celle-ci ne renlre pas points de vue,dans les ropporls de famille,et quclle touclie nolamnienl, pai uu ci)té Ibrl iinporlant, au droit des obligalions, on a quele droit de tnlclle ct le droit dc famille propreincnt dit ont leur origine ldstori(pie coinmunc dans le de rancicn droit gcrraanique, d’autrc pai‘l,qne la tutelle des mineurs, qui coiistitue, pour ainsi dire, Ia tulellctypc, se pi‘d8eiite comme un succédané de Ia puissance palernelle. D aiüeurs considdrd, crune paiA, ces trois Ihdories distincles, Mariap;e, Parcutó,Tutelle, sout envisagdes ici sous 1’aspect le plus large : le mariage, lant dans sa forination et sa dissolution que dans ses eCTets personncis ou pdcuuiaires (y compris les i'dgimes matrimoniaux) entre les conjoints; Ia parente, comme embrassant loiis les liens de lu parente proprement dite ou de ralliance, à la suite d Union iégilinie, dAinion iialurelle ou d’adoplion et avec leurs conséquenccs imimidiates; la tutelle, nou sculcmcnt dans sou applicaliou normale c*ux mineurs, mais cncore dans sou application accideulellc aux majeurs, et )ii.
r i l fí rí) í! FíANÇAIí.LKS. UVRF IV, SKCTION ,1, TITRK I. Lu promesscí d’uiie peine, poiir Ic cas oíi Ia formalioii du mariafje n’aurail pas lieii, csl iiulle(íí). 2 3 (ari. 8a), Janloritc des [voir ci-dessous (lonnant pi-escnptions i-elig-iouses dans leur domaine JIl (OJ.ol.ponrle forme d,ms Io modl "dè^wr '">» «>l'sfoction de ,,m-e nolc(a).|_ To„i ‘ , ^ '">«> ot, sur Im.licle i3i8, Ia Ialives, qui oiit Kseevólux'”i ●'l' ' <i'“'>t‘-<;s dispoaitions Id^is- iiòrc.s miiuumi r; :i "'-"f consdfpicnces de cc noint de vim n ^ ‘ 3)* Ics ^ous, sur Vinlilnlé d« titrc VII, la noTc (0 iITl' lière, t<lüblie, pour Ia fornm n» j ^ loute parlicuparoisses frontièi'es, par rarlicle " moriaffe dans certaines nvec uneldffèremudificuiionapporlL à oo le lempLÍi-amenL notal.U ,f '»"'■. art. 4ü,V. (Voir *875. pour Ia ciltíbration religieiirdiM, ‘luafaile à ce lexle rarticic 4fi m £ ■ exiremis, par radditioii ,"' <■' ■<— fort. *3.5; addc.-ari. ''«irosaliou Ms spdciale liaviò..e [voi,. ci-dessous, s,.,. ’i„til Io" f“''‘'““‘“"“"i «'> <i<’oil mervé de la '■'■«"O ploee ,m dcoil local e„ m i "'J' "<= i”i'»o '* oxiCer aucuue ddlinitiou 1^1^11*v^a'l" vulg-airc pour <=‘vü allemand neco.nudl leCodc -""■●pnatique ou toule aul-e u, lon I .T’'' P‘"’ l>'>''i;^%».«acs £«W„c/,i (II , S «.r“. reconnuc 'naUère conime eu d’auti-e3, les’j.(Í8uItats ]\^^V l ~~ ● C" cetle íamiUes princières í.i ii . ^ lautonomic propi-c eu nux rattacbant rinstitutioii voisine, el raoins nctlcmenl iiidividualiséc, dc la en y Cui*aíelJe. Section í. (í) L L’intitulé de Ia Seclíon I nc lend pas à nier la naliire innrale, ni méme la nature religieiise, du mariage, qui priicèdciil sa nalure juridique,et, cn lout cas, coexislentavec celie-ci. II nc prélond pas significr plus quil y auraiL dcux inaidages, dislincts Tun de raiilre; le mariage civil cl Ic mariage religieux. Eu réalilií, rinslilulion du mariage esl une, bien (pi’elle presente plusieurs aspecls, nolamment un aspcct religieux etiin aspccl siículier. Mais, ce (pie Ton a cnlendu nettement aílirmer ici, c’esl que la législation séculière a envisage Ic mariage que sous les rapports civils, indépendamnient des croyances religicuses, que professent ou non ceux qui se marienl, inddpcndammenl môme des confessions, reconnues ou non, auxquelles ils apparliendraient. Le prindpe avait ddjh été posé par la loi du G fevrici’ 1876, la constalalion de Vélat des personnes et la Cíílébration du mariage [Ánu., 1876, p. 2i5), qui, consacrant, pour tout TEmpirc, ia prcscriptioii du riage civil obligaloire (art. 1, 4i et 67), écarlait, par la mime, un grand nombre de droils locaiix divergents. Mais, en nc réglant (juo certaines parties dc la legisialion du mariage, et nolamment en renvoyant au droil local pour Ia sanction dc Ia plupart des conditions de fond, qu’clle imposait u sa régularild, comme aussi pour les eílels des vices du consenlenicnl sur la validité du mariage (art. 36), celte loi de 1878 laissail encorc subsister, dans uuc ocrlaine mesure, un droit matrimonial confessionnel. Le Code civil de 189G est plusentier. Malgrú les objections soulevdes à Tencontre, nofamment dc In pari du parti du Centre (úgalement aussi de celle du parti con8crvateur)i nonobstaiit les multiples propositions soumises à la Commission du Reicbstag, en vue d écarter ou d’altémier les conséquences dc Tabsolue siculorisation du mariage {Bo\, 1896, éd. Gultentag, iii-8%, p. 147-186), en d’une proposition fonnée dans Vasserabliio pliniure du Reichslng, cn du mariage civil facultalif (/í. Bev., p. 460-819), líígislaleur allemand, consacrant à nouveau le mariage civil obligaloire, a ctabli, en loute celle matière, un droil (rEmpiro compiet, qui s’applique non dMlre sur luai'e , réservie à coi-taincs par Ics arlicles 87 et 58 se Titrk I". (i\ I 4 |;-«‘^au’iUe4reconmrio(V^^^^ ment doniiée el accem »ne promesse de Proprement dito de P'’élimÍnoÍ P*'-. i3i8 r'"" ^""W'«-(Voir les 1819 el dí^pRfaveur respos defini Ics íiançailles. ' mariage, réciproqueleiiatiirei de lo conclusion arlicles i3,6 nl. a, 1817 a-4.) Ellcs no aont. dniln a sans exceplion ni distinclion, suivanl les croyances ou les confessions des inlLÍrcssés, cn réscrvant sculcment (art. i588), commc lavail dejà fait lu loi du 6 ftivrier 1876 i3ao al. 1 1. i
f t Kl wn\ILLES. 5 LIVRE IV, SECTION I, tiTRE I. U ilfimiòre volonUÍ ot à nn contrat irinstitulínn iVlijíntifT: fil ail 9979 al. 9 C. civ. all. _ EnMti, 1; C. pr. pcH., arl. 5i al. íii'1. 5a al. 9.; C. civ. all., art. 9077 al. íx●'^ leurs, assujellies à aucimeforme (iV., t. IV, p. 9-10), et peuvcnt etrc reconnues, indépendamment des usages niondains (écliange d’anneaiix, fairepart aux pai^enls el amis ou par la voie des journaux, etc.), qui d'ordinaireies révèlenl. II importe seulement qu’ii y ail cn accord sérieux, de la partdesdeux intéressés capables, cn vue de s’unii’ nitóricuremcnt cn mariag»!. L’apprccialion de ce iioint a lieu eti fait et d’apròs les circoiisUmccs. Une fois conclues, les fiançailics se dissoudraicnt par muluel dissentiment, décès dc Tun des fianccs, défaillancc de la condition suspensive ou arrivde dc la condition rdsolutou’c, auxquelles elles seraiciit subordonnées. Elles pretidraienl lin eiicore par la voloiitó unilatérale d’uii seul (iancd, sons reserve des sancrappr. encore : C. Pr. alL, arí. 383 i.n“ 1 et cpr. art. 67; C. Pén. alL. 1, pr. 1, art 9975 al. 2-8. arl. 9976 ai. 9, art. 2290 al. 3, arl. 2999, 93.^17, 235i, 2352.) Ilí. Ln pKÍsence de ces dispositloiis, dc caraclòre sírictemciit spécial. la doelnne et la pratique recborclieront peut-ètre une coiiceptioii gétierale, qui permít de conslruire juridiquenient les rapports issus des íiançíiilles, soif (pi’on voie dans ce!les-ci iin contrat de famille, privé de I’aclioii qui tendrait a la conclu-sion du mariage et ne conservant que des eíTets restreints (voir notaninient Scumidt et Hauicut. FamiUenrechi, sur rintiluld dc nolrc titre. n ll-V), soit qa’on explique plutÔL ces cffef.s par I’idee. d‘ cas de l.ut manqud {condicth oh cansam datornm), ou d’une culpa in contm- ^ cnvisageaiit les liançailles comme une simple promesse de fait i>reparatnire mi mariage (voir Jacoiu, Das persònliche Ekerecht des B. G. U., ■ ’ ^ 90' P- ^8.). Le clioix entre ces deux conceptions, qui coiiduisenl a quelques difences dans rexplicatiou des rdsultats pratiques (dUmt certain ai eui s que es fiançailles, non valablement conclues, ne peuveut enlrainer les conséquences jundiques que la loi y attacbe), ne paraitrait pas devoir présenun tr s grand inldrêt (voir là-dessus, PL, t. IV, sur notre litre, u' 1 el, M K ^ surplus, ilsornitpeut-ííirephis conforme rt «llemand de s’abstenir ici de loute conception JmZ' ^ simplement ces dispositions sur 1’efTcl des fiançailles gL^ucírale^^^ ^ ^ positives, repo.sant sur des raisons d’équit(í ou d’ulililé al. 1, n arl. i58/i al. tions évenlucUes édictóes pour ce cas par les articles 1998 et suivauls. II. Eu réaction contre les mojurs allemandes, qui iuclitienl à iuduire des mariage, et que salisfaisaient plus ou plupart des íégislalious localcs, la réceutc législatiou d’Empirc Icnd à garantii’ absolumeut contre TinQuence dc promesses antíiricurcs la liberté de détcrniiuatiou dans la conclusion du mariage. Eu ce sens. la loi du6 février 1875, sur la constatation de Pétat des personues etla céldbration du mariage [Ann., 1876, p. 9i5 et suiv.), par son silence intentionnel à lendrOit des fiançailles {adde : ai’t. 39),leur refusait 1’eífct d’ ment, mime simplemenl prohibitif, qui edl légitimé 1'opposÍLion du Hancd délaissé aii mariage de son fiancé avee uue autre personne. Et ie Gode de procddure civile de 1877, art. 77/t al. 2 et 779 al. 2(devenus les articles 888 al. 2 et 896 al. 2 dans C. Pr. alL), déniait force exiícutoire au jugcmeiiL qui IciidaiL à la conclusion du mariage. Gonfirmant implicitcinenl la premicre do ces Solutions, le Code civil alleraand rdpdtitioii eu une hemlo, eu lianç.ailles une vilritable oliligation inoius la au ♦ cmpôcbe- iin IV. Quant au droit intcrnational SciiMiDT et Hari V. Et, privt^ en niatière dc liançaüfcs, voi va plus droit au but que la seconde, et refusc de reconnaitrc aux fiançailles un caractèrc direclemeiU obligatoire eu vue de ia conclusion du mariage. Bicu plus, il exclut ioule réclamatiou qui tendrait h findemnité du profit positif dc rexcícution ou à un arrangemeut satisfactoirc duns le mèmc sens. 11 ifadmet que des aetions en d^dommagemeuí,Umitées au préjudicc proprement dit {negative Interesse) et, dans unemesure quil precise, àla suite dc rupture injustiíiée des fiaiiçaillcs, ou de faule de l’un autorisant l’autre fiancd a s’en déparíir (art. 1998i3oo). 11 consacre, de plus, pour le cas dc noii-conclusiou du ciiT, loc. dt., n" IX. pour les règles transitoü-es, ihid., iVX. tonto à la diftbrcnce de P‘ (art. 1227), non pas Bion du íiançaiUes, mais seulement faclion cn conelnnier le dovníi- ^ ^ entendu, dans la rddactioii ddfmitive, nc pas paraitre devoir moral, engendrá par les fiançailles. qmexcluu t , /«I iexficiilion forcée ru judiciaire tendanf l. ● '* tique que dans ] > «sioii du mariage, 11’aura plus d’iniporfance j>raliigislation I 1'*^ i^oumis a une législatiou divergente,soit,par exemple, oca 0 légissant les espèces antériemxjs à Pentrée en vigueur II. En celle de Parlicle 888 al. 2 C. Pr. all., ar voie indirecte) pour toiile condamnalion mariage proniis, une action en restitutioii de cadeaux (art. i3oi); et il restreint toutes aetions par un bref délai de prescriptiou (art. i3o2).Par ailleurs, le Gode civil allemand ifatlribue aucims droils spéciaux aux enfanls des fiancés. (Voir seulement ia disposllion transitoire de 1’article 208 al. 2 L. intr. sur les eflets de la rupture des fiançailles, relativemeiit ces uiie Et, disposilion de a une
f KIANÇAILLKS. LIVRE ÍV. SRCTION I, TÍTRE 1. Art. 1298. Si un fiancífse (l<5dit des lianr.ailles (i), il doit i.. demniser l’aulre fiancé(9) et ses père et mòre ou toutes autres personnes, qui aient agi au lieu et placo des père et iníiro (3), du 6 7 prejudico résiiltanl de ce dos dispenses ou que, 011 prévisiou du nuiriago, ils ontfalt conlracié des enjjajjeinents (/i). En ce (pii touche 1 auíre fiauce, il doií do plus rindemnisor d par cc lait, que, eii prf5visioii du inprejudico qu’il subit, maria^e, il aurait pris d’autrcs arrang^cments coacernaiit qutírir(5). Oette indemuité nost duo son patrimoiiic ou sos moyens d’ac- du Code «vd al em«nd so.tnno loi étran^òre roconnua par „n jufre.no„l qu, do> scxdauter en Allemagne (voir art. d,n. 3a8 C Pr. alL). dutart“e , ’7< dana la cnnciusion ’ dumar age, le Idg.s afeur prohihe ici rétaldiasement d'uuc dauae pé,.ale. non seulemen pour le cas oü elle constituerait contrainle indireete en v I ne lendrait qu a assurer rindemnité du /jííCT-me), consacrée par les articles eúl (ító valable d’après le droit qu’oii lant (juo les ddpeiises, les úriuíanl, Ix lous ilcux. — lün no désignaut. à côld des pòre et mòre, qiio les personnes ayantagien leur iieu etplace, ia loi a voulu excltire toute ròclamalion, pour dòpenses failes i oecasion de ílnneailles oii de pròjudiee proprenient dil (^uofrative lagS-iSoo, etoíi, par conséíjuent, ello commun (cpr. nrl. 344). engagòes, en vue de cadeaux d’usage, à La pcnsòe du liíglslateur est donc <pie 1 iiideninitò pciit ôlre ròclamòe par les personnes, heaux-parcnls, pòre mòre adoplifs, parenís ou alliòs, mime siniplemenl amis, qui anraienl faii ou eiigagd des déponses, iiicombanl natnrellement ou mai ou «‘"iS .ír. “rs,: "● 1 indemnile serait uon seidemen» rln r de la totalité du dommage dprouvé (Tclm ^ qu’il y a donc de parliculier, dans rarticle laqg' et c’est an’en i n ^ l^s deiix tuelledu droit commun, et mdgr“ll responsahililé délictoire des fiançailles (art. ,297), ces texles dans les limites qu’ils précisent, aux pòre et mòre, quand ces persüimcs out dtd muos par les sentimenls et les cousiddratious morales »pi’on doit supposer chez les pòre et mòre. Ceei aura lieu surtoul dans Iccas í G fiancés orpholins, ou bien si les pareuts soul absents suiv.) j)ourra perproiuesses niariage. Et, dans ce cas. uu ou ompóclids. Mais ces circoiistances ne sonl pas ndeessaires. II se pouira mòme que le droit h mdemintd appartienue h la fois aux pòre et mòre et h d’nutres personnes ròimissant les couditions indiqudes. Aii surplus, il idapparlient à chaeiine de ces personnes qu eu lant qu’elle subit le préjudice prdvu. (4) 11 n’est pas necessaire que ces ddpenses failes Iraclòes, articles suivants, non juridiquemenl oldigareconnaissent, aux couditions ct ’ *'esponsabilit(í purement idgale. mr RO et ne peut, en cette qualíld, par ses parents. ^ , , ^es pòre et mèr renipiacent, repose sur celle idde, qu’en bien des tions, dont il s’agit, ont élá ou CCS obligations con- ^ en prdvision du mariage. aient direclement trait au mariage liiimtme. Et, par exemple, Ia formule du Icxle comprem!, aussi bien que Icsfrais lonsseaii, ceux d un repas ou d’tin bal donnés à Foceasion des nançailles. adieurs,rindemmt(í,qniserdglcrasnivanUes articles aSC et aby.ostdue, noii do Ia tolalitd de.s dtípenses ou du monlant intògral des obligations, mais seulement dans la mesure du pròjudicc ròsnllant des uues ou des autres. (a) Le domniage, éprouvò une sorte de (2) Le fiancò dòlaissé agit ici pour son se prévaloii- du préjudice subi (3) La disposilion, édictée au e ou de ceux qui Ics engapées nar '><Sp™ses on obliga1'éqnité requiert qne ces personnes soient indem,',Le7 r"' .lii.signe les pèro et mère. Peu importe qne leur cnn nécessaire pour la conclusion du mariage. Pen imporrurir df ’ ““ """ ’ viennent, ou non, du parent tenu de 1’obligaüon d’entretln P en particuher, (jue le Irousseau eut été fourni par c 1 ‘ ^^iporterait, obligé snivant Particle 1620. Le droit à indemnilé appai-tient, à celui des dcux, pèi-e ou mère. ,,ui auraftit) ™íò“ ‘I"*'**''’"’ ’ ' les débours, le cas cas par le liancd délaissé, qui aurait, en próvision du mariage , piis certaines disposítions concernanLsoii patrimoino ou ses moyens acquuu, et dont II lui est du indemuité au cas de rnptiirc injnstiliée, ne -omprem j)as seulementie préjudice proprenient dil ((hmnmnemerffens), mais encore le manque de gain, en tant seulement, toulefois, que ce manque dc g n proviendrait d une disposilion relativc à la fortimc. Ainsi, la fiancée i>eut 1 ciem le <i 1 imlcmnité dont il s’agit, non seulement si, pourvue d’iinc posi-
f LIVKE IV, SEGTION I, TITUE [. enga(yements contractos et les autrcs portionnOs uux circonslances. Uobligation írind«3miiiser grave (6) du díklit (-y). 8 FIANÇAÍLU-S. AiiT. 1300 (i). Lors(|u’uno fiancOe (tí) irréprochahle (3) a cona son fiancO la cohal)ita(ion (/i), elle peiit, si les conditions 0 arrangemonls etainnt procOdO na pas lieu, s’il existo une causo aurait pu, pour dcliaj)jjer aux consoqueuces d‘im dddit injustiliO de so pait, ddlermincr, par sa condiiile, soa IlancO à se dodire. DAine façon phis gdne- *aie, d ailleurs, il esL jiislc qiie celiii, donl la faute occasionae Ia niplure, soit tenn de dnninia|jes-inldrtíts (cpr. art. i6a). Ges doniina|fes-inl(5râls seront dnspour Ia rdparalion dii pr(íjudice preproment (Vil (nogativc iíí/crmc)^ dans I'i mcme mcsnre el vis-à-vis des uiemes personnes, que si le liaiicií eoupable s dlait diídit sans motifs suflisants. — Dans ie eas do Tarliole 1399, il incenibo au íiancd, qni se dt^dit, de diímontrer qu'il cxísle, à Ia cbarge de I aulre, Art. 1"299. Si un fiancé détermine le dfídit de l’autro par uno grave du dédit, H est obligó à ia rOparation du dommagn conformémont ;i Varliclo I faute, qui constitue une cause líípS al. 11 2(1). tion rOmuriéralnce, une place d’iiistituti-ico par exemplo, elle l‘a al)and.)nn( cn \ue du mariage pioniis, mais aussi dans Io cas, tiíi, n’ayant pas rio prttlession au jour de la condusion des liauçailles, elle aurait reçu, au cmirs (e cellesci, (les oflies, qu elle out dOcliiuíes, b raison de Ia iu'omesso mariage. — Ge clief d'mdemnilé iVappartient ([u’au Íiancíí déhhsó. (6) 1 s agit surlout ici de circonslances, se produisant ou se rrívdanL poslérieurement aux fiançailtes, dont ia graviUi, en tant que causes iuslilicalrices dc dédit dcvra are appréciée principalement d’après des cnnsidéra lions niorales et dont certames pm.rraient êtro effacéesparlepardon du fiancdnni s'en trouverait oírense.Quantaud(ítídldeces circonstances, voir P/ ^ surrarlide 1398, n" n. b. Si des circonslances de ce genro exislaienl de pari oi d’antre,elles ne s’annihileraicnt pas par une sorte de compensation des lorts, de façon à rendre le ddd.t injustilid; mais il est clair qn’en pareil cas aucune des parties (voir art. is.,99) ne pourrail prdtendre à indemnitd. - Inddpendamment dc ces canses, postóricures aux íiançailles, on peut considdrer com.no cause ldg.t.me de déd.t le défautd’unc condilion, qni serait nécessaire pour ia validild des fiançailles, si on y voyait un contrai proprcment dit. Cettc observatlon est parlicuiièrement importante poür ceux qui refnsent dc voir dans les fiançailles un verdable conlrat. [Voir ci-dessns, sur notre Tili-e h ia note (1), UI- Adde : Scumidt et Híbicht, sur i’arlicle 1298, n” 6, b-c.] .(7) La queslion de la cliarge de la preuve,au cas de l’aidicle ’ rdsout par Ia simple combiuaison dc Talinéa i (;t de Talimía 3, que la réclamalion d’indemnit(3 est suOisamment fondde, (U par ie fait du díídil de rim des lianccís. Si celni-ci prélend il hii incombe d’en faire la preuve. Art. 1299. (i) A ddfaut de cetle disposition, im fiancií,docidd à romprc. ^0 nno Jante consliluant uno cause grave du dddit. La faute s'appr(icio snivant les principes giímíi aux. 0’ailIeurs, il n'ost pas mícessaire d’établir, .à ^enconlrc du íiaucd coupable, riiUention de dcHerminer rauíiT. u se dáliro. ])lns, Ilsiidit, (Ie sa pari, d’iine altitude, intentioiinelle ou noii, coiiauxdgards, que 1’iisage du monde imposc aux fiancás, dans lenrs rapporLs rdciproques de / etrpii soil dc nnlure jnstifier le dédit dc raiitre partio. li Aiít. 1300. délloration (i) Tout en écartant rid(5o d’une aclion géndrale, A raison de {^(jloraUonsklaffc), le Gode civil allemand a consacré, en ccidains préviis et lirnités, droit A indemnité pour Ia femme qui a élé cobabilation hors mariagc. íiiie série de cas dc ce genre se l‘i T rarticle SqS, qui précise certaincs circonstances, donnanl à poua*” caraclòre d’uu délit, au moiiis civil. Cpr. art. 8a3; el, rindcmnité, aãih : art. 8A7 al. 9. — L’artÍcie i3oo i'Celle-m(í*^ droit, dans ia silualion de íiançailles, qni aggrave par C^) P ^ ^oliabilation , et moycnnanl Ics conditions qu'il détorniine. lenir q méme, Ie droit, dont il s’agit ici, ne peutjamais appar- *Í*rei]n seulement à la femme. Onant à ceIÍe-ci, peu importe (^) veuve ou divorcée. (voi^ 9*'alité de fiancée irréprochable vise ici ies mosurs ou rhonneur dn *^nfait 1’article 182 C. pén, alL). Cetle qnaüté, qui s’apprécie, ^'‘ís.exaclement décidée A 1998, se en cc sons ms son principe, son dédit juslilié, ''atio^ Ia cohabitation, peut comporter Ie plus ou le nioins; importante jmur Ia mesure de 1’indemnilé, dont le principe obsor est roconnu (4j jj , P®*’ iiotre articlo (voir ci-après la note 7). I dvidemment de rapports diarnels, établis entro les fiancés. pas nécessaire qiPune grossesso s’en soit suivie. ÍJ n’cst pa.s Mais il
UVKE IV, SEGTION (, TITRE I. RANÇAILU-S. 11 10 peiit demandpr a l’aiitre la reslitutioii des cadeaiix quil luí a fails ou de ce qu’il lui a doiimí disposilions sur la resliludon d’ i:i(j8 ou de rarticle i aqq (5) se renconlreiií, arfj(;nt (8), pour le préalaI)Íes de i’arlicle exigcr aussi (6) un juste (7) dédomma(jement. en préjudice étrangcr au palrimoine (y). Cette prétcntion n’est pas ccssible et ne passe pas aiix liéntiers, à moins qu’elle n’ait él6 reconnue par contrat ou déduite en jus tice (10). eii signe des íiançaillcs (2), d’après les un enricliisscniPiU sans cause (3). suílit que les fiaiiçailles soient roínjmes, peu imjiorte pour quelle oause, sauf qiii est n5glií, pour Io cas de dissolulion rosiiltant de ddcès, liclè i3oi, ce pnr uoti*e ai‘- pr. 2, et sons la rdserve de ce qui sora di( ci-apròs, en la note 3. (3) I. Ceia coiiij)rend les cadeaiix faiís à Toccasion des íiançailles elicsnitímes, iiotíuninent ia bagiie dc fiançaiiles. II. Le droit, íiancé Art. 1301. Si le mariage nest pas conclu (1), chaque íi consacré par notre texto, suppose IMtat de íiançailles, au temps de la donation faile. Ndanmoins, ceux qui considòrenl les íiançailles comuic un vdrilahle coiitrat (ci-dessus, sui- notre tilre I", note 1, III) doivenl,en laisoti dii bnt de I arlicle 13oi, admetlre 1’application de ce texto, mdnie dans Ic ca.s oii la promesse de nécessaire, non plus, pour Tapplication dutexle, quc laíiancde aitdtd sdduile ou entralnée par des moyens coupablcs. Que si elle avait provoqiid elleindme la cohabitation, les conditions dc la loi manqueraient dvidemment. (5) G’est-à-dire, lorsque le íiancd s’est dédit des fiançaiiles sans raisons sdriciises, ou a ddtermind par sa faute le dddit de la fiancée. (tí) L’mdemnité. attribude par Parlicle t3oo, est donc dislincte de cellc rdsultant des articles 1298 et 1299. Le cas échéant, elle s’ajouterait b celle-ci. mariage ne serait pas valable. d’apròs Ics piàucipes gdndraux des conlraLs, pourvu que son invalíditd fut ignorde du'donateur, íRi temps de Ia doiialion. (3) L’articlc i3oi, cette considdralioti j)r. 1, contieul une règle disposilive, reposant sur que Ics cadeaux entre íiancds ojit lieu dans la supposilion mariage sera conclu. Pour l’applicalion, il estccrtain, d’après notre íexte lui-mônie, qn’il faut recourir 'JieiU sans cause: livre II, sect. VII, tit. XXIV. Mais (7) Le montant de Tindemnilé est influencd par les circonslanccs qn* aceompagnent la coliabitaüon, notammeut par sa noloridtd plus ou moins grande (voir aussi ci-dessus ia note 3 inifne). (8) Voir Tarticle a53. (9) l^ cst précisdment ce qui distingue le droit consacrd par i’articlc 13oo de celui qui rdsulle des deux articles prdcddenls. II s’agit donc ici dc Tindemnitd d’uu dommage imrnatdriel : alteinle à i’honncur, à la rdpulalion, suppression ou ainoindrissement de Tespoir d’un aulre mariage, lout cecí s’appréciant en fait, daprès Ia conditioii sociale, le caractère, la forUm^' mdme de chacim des fianeds. D’ailleurs, Tindemnilé, dont il s’agit, ne saiirait dc la que le aux disposilious coucernant renriebissei, parmi les ilisposilions ce litre, lesquelles, au juste, appliquer? La queslion se pose, soit quanl '■mx conditions du droit consacrd par notre texte, soit quant à son contonu . - rt) En ce qui touclie ses conditions, bica qu’il ne rentre exactemenl aucunc des formules dc Parliclc 812, et qu’à vraí dire il constilue une conãictio sui ffeneris, on doit, ce seinble, lui adapter, par analogie, les disposilions relativcs à 1’actioii en rdpdtition pour ddfaul dc rdalisatiou du rdsultat ^ Sc pai une prestation (art. 819 al. 1, pr. 9, iii Jiuc, C. cív. alL). D’après a, le droit, donl il s’agit ici, .serait oxciu dans les condilion.s spdcifides par aiticle 8i5, se rdfdrant à cette actíon, et, par exemple, si, lo mariage dtant ”Jpossible par suite d’im empdcliement dirimaní, le donateur avait connu tc ciicoiistance au temps du don, ou bieii si le fiaucd donateur s’dtait dddil d íivídt ddtermind le ddílit de sans ^ pai*eÜ cas, fauteur des cadeaux perdrait le di'oit de les réclamer, j ponvoir conserver ce qu’il aurait reçii d^aulre port. D’ailleurs, il ticl ^ ^ autre fiancd de ddmoiitrer qu’on est dans un des cas oü 1 aiexclut ia rdpdtition contre l’auteiir du don, cclni-ci nayant qnà de dans comprendre les avantages (|uL dchapperaient à la fiancdo por la rnpturc promesse de mariage. (10) A la diffdrence du droit, reconnu par les articles 1298-1299’ est enlièrcnient dans ie commcrce, cclui-ci est considdrd comnie esseutieUsnient personnel à la íianede. (Cpr. art. 8/17. ■t. StjA, pr. 1, ai’l. 1069 3rt. 197/1 ^1* ^ C. pv. all., art. 1 al. 1, Konk. Ordn.) Voir, pour les consdqiicnccs, C. ciü. all, art. 85i ai AiiT. 1301. (1) 11 n’est pas nécessaire que la non-conclusiou du mariage soit cerlaine, ce qui rigourousemont exigerait la mort d’un des fiancés- H
t FOnMATíON DU MAKlAGt:. LIVRR IV, SECTION 1. TÍTRR 1. 12 13 liou cradmetlre qiin in répiHítioii dnil «Mro morL trun Dans le doute, il y exclue, lorsque les fiaiioailles sonl dissoutes par 1 des fiancés (A). iTITIUí DIÍUXIÈME. I)K I,A FORMATION DU MAIUAOK (l). Art. 1303 II n’esl pas pcmis, à ri.omme avanl rai-rivée de Ia majorUe (.), à Ia fcmme avant , fi ans révolus (a), de conlracter ' ' managc(3). ^ ^ Art. 1302. Les prétentions, détormin(íes dans Ics arlicles ttujS à i3oi, se prescriventpar dcux ans, à partir de la dissoliilion des íiançaillcs (i). K ÍI. Le (lúlai de prcscriplion, lixe à un a.i par Ics nroicK ia3o ã r ■'“ i-'i- -í-i. .1—.... , ,rl„, '' * ” "■ ''''™'-:II-(i)U.elilreIldélerniine,d ales Cl condilion dlablir le fait de la rupture des fianrailles, rdsiiUant de nolre articie i.Soí, h) Quant au coiUemi dn droil pr. 1, il se délermine iPaprès les arlírles 8i8-8üa, en lant (|ue leurs dispositions sont appiicahics à nolre cns, el en les coniplétont aii be.soin pai’ (rautres liixtes ^{●(íni^raux, aítisi les orticles 2(ji et 392. —Notainmenl, il rdsulteraitderarticlc8i9 al. 1, adaptfí a notre hypotljòsc, que r«ccjpíVH.s, qui savait la conclusion dii luariagc jniidiqucincnt impossible, landis que ic donateiir ignorait cette circonslance aii temps dii don, esl tenu dès Tinstant oii, investi des cadeaux, il a cette roncomme si 1a demande en reslitution avait été ddduite eti justice ;i cc moment (conséquenccs dans les arlicles 391 et 992 ), et qu*il rdpondrait demôme façon, du joiir oii il se serait iWit des nanrailies, sans raison suHisante, ou de celui oü il aurait appris que 1’aulre partie se dddit, u raison d une faute lui incombant à IuÍ-míme. — Pour le surplus et sauf encore Io disposilion de rarlicle i3oa, concernani le ddlai de action de Taidicle i3oi serait unepari(arí. i3o3-i3i5), lesqnaconditions de ■"aHnffo, ca ealendaat par là les fcralion (condilioas H l'" “"-;on.pa(r„cut et conslilueat sa céld- (la-l. ,322) D’aillcure T"°f ' 'l"“' ' '*“3 dispenses adaa'scs Fécisées da ist 1^* q"’dn«n.érces e. '"WRa- le P™pre„.e„t dite, sans soaci fféaéral de lear do ia c d , o! M et, saivaat la ffravité ●inc le C„ V T“r"‘ P-ilIAdl- Bien ‘'-lidoaaol 0 d „ r ""V’" ™Pl>eId cette distiactioa »»»elioa do a,dlilé oa daaaaiLiiité qaaá‘ddÍl 77 I'" i-culemcnirvoir siirríniUni' j ttt^ de certames condiUons des «atros VeáleLr -dessous, la a„te(,), II]. L’abse„eo Piastant, ilsailifdeiliiè 7° eaipdcheaieal prohibilif. l’oar devant, coínnie It f- «« mimnum, empéchemeat prohibilif, leurs, rarlicle 48 / C fÁ ^ ^ ^ célébralioii du niariage (voir, d’ailÍI. Da„sl'lw^ ‘'^■^^75,dansd«n. for:ne, le Cod-* rí condilfons du VI allemaiid s’oal largemenl i naissancc, sa prescription, nolre soumise aux príncipes gtínéraux de la lluíorie des condictions; notamment, elle existe, le cos dchdant, pour ou contre lef bcíritiers des intéressés, et elle peut ôtre exclue par conveiilion. (4) Simpie riísuUat d’une interprétation de volonté, la règle de la o" I>‘‘* dc rarlicle i3oi s’applique depart et d’autre, cest-à-dirc aussi bien jiour d contre le fiancé survivant qu’à IMgard des iKÍnliers de celui dont le dtícò dissous les fiançailles. s a Abt. 1302. (i). I. Inspire par ia pensée de régler ou d’assoupir dans un brefddai, lant h raison des difUcultés dc fait qifclles soulèvent, que daos rintérôt de ia paix des familles, les conleslalions pouvant résuUer d’unc rupliire de fiançailles, rarlicle i3o2 s’applique h toules les actions consacrées par les arlicles 1298 à i3òi, y compris celles appartcnant aux pareiils oU antros interesses et qui, indépendanles de celles des fiancés, ntleintfis par la prescription de ces derniòrcs. ue, , 1876, p. a3a). maringe, íanl do ibnd que de inspire des ])récédeuLs dc Ia loi seraicnl p^*^ ne
FORMATION J)U MUUAGli:. 15 LIVKlí IV, SEGTION l, TITKE II. clc cette prescription pcut elrc oclroycc à l/l Ia loi d’indigónat (Heimatligesetz.). en dalc du 3o juillet 1899 (Gese/:- und Ver 1899,11” M, p. 469 et suiv.), dont il faut roir sm-tout Ic. Iicles3i-3aet36. la Dispense 0) ar- ^ après les disposilions acliiellenioiit en vijjueiir, une obligatioii particulière n’est plus imposée qu':uix indigèncs {Ilcimalhhercchliglc) de la partie de ia Bavière silnéc sur la i-ive droite du Rliiu (peu importe oíi lis se manent) et ellc consisto osseiitiellcmeiit, pour Híomnie de celle condilon quiseniane. à produiro uu certiricat dólivré par I’autorilé compélento (policc du dislrict) el constataiit q.Pun cerUdn droil dopposilioa, pei-ims eu des comhlions delcrnanées aux auíorités locales, n’est point exerce à lenD’iiiileurs, le défant de productioii de qui iaitrcfuser à Ia fenimc, aux eufauls du lui, le bénéfice do rindiffénal, resulUint d la validilé civile du celui-ci à [’abri des fcmmc (6). du 6 février 1876 sur la conslalalion de Télat des personnes et la célébralion . du jnariag^e (dmi., 1876,p. 210 et suiv.), nolamment art. 28-55, eu appojlant aux rèjjles posées par cette loi quelques modiíicaüons, les unes dcsiinécs à mettre sou contenu en harmonie avec de noiivelles disposilions du Code luimôme, les autres se proposant de consacrer un progrès. D’aillcurs. la loi du 6 février 1875 n’est pas lolaleraent abrog-éc par le Code. Gcrlaines de scs disposilions disparaissent, d’aulres sont modifiées ou complélées (arl. /ib L. tnír.), les autres subsistent telles quelles. II y a donc ücu de sc référer li ccllcloi, en tenant comple des cbangemcnLs sigualés, pour compléler Ia législation sur la formalíoii du inariage. D’une facon plus générale, cerlnius cmpéchcmcnLs de mariage sont législalivemenl consacrés en dehors de nolre tilre; ainsi dans Tarticle iSAq C. civ. all. Enfin, la célébralion des mariages de nationaux aUemands à 1’étranger reste régie par la loi du (i iiiai 1870 (Aan., 1872, p. 76 et suiv.), avec les modifications apportécs à cerlaincs dc ses disposilions par Tarticle ko L. intr. {Âdde : ai’t. 85 L. 6 février 1876. Voir aussi la communication du Gonseil fédéral (Bundesrath), du o5 niars 1899, contenanl disposilions pour rcxéculion de la loi sur la conslalalion de 1'état civil des pereonnes et la célébralion du raariage [Reichsgcaetzblnti, 1899, n“ i5, p. 225 et suiv.). III. L’applicalion exclusive du droil d’Enipire, relativemeulà Ia formalion du mariage, comporte une certaine limilalion en ce qui par suite du droit réservé à cet État par la Gonvention fédérale de Vci-sailics du 28 novembre 1870, lU, S 1, al. 1 (^Nouveau recueil générnl des írídleSf dc Martens, t. XVIII, p. 566 et 671. — Archives diplomatiques, 187 87^1 t. III, p. 1087 10^12).—■ Ge (b’oit réservé, consistant essenlielleniont, quant aux mariages, en oxigences admiuistratives depolice, et qui résullaU principalement dc la loi bavaroise du 16 avril 1868, sur Pindigénat (Heimath), le mariage et le séjour, tilre II, et des Novelles du 28 févner 187a» avril i884, 17 mars 1892, 17 juiu 1896, n’a pu élrc atteint par Gode civil dc 1898. Mais les disposilions parliculières dece droit réservé out élé nolablement réduites ou aüénuées par In loi bavaroise d’exéculion du Code civil du 9 juin 1899 {Gesetz und Verordnuugsblalt, 1899, 11° a^), XI-XII et XXII, à la suite de Iaquelle a eu lieu, en vertu d'uTic I» conlre de.sou mai ce certificai. I mariage, ou à ceux légilimés par nu mariage régulier, iralleiul pas lage, pas plus que sa producliou ne saui'ait inellro -I , d’invali(litó, iés„Ua„t du Code civil aUcmand el .le la fti r r voic ari. 34 ce lex 7 ‘“■l- ‘3.5 el, sucFnmUimrcch í" 7 'i! j Sciimidt et 1Ubic.it, I nmUieiDccnt, sur 1 mlilulé du tilre II, n" IV. IV. Les disposilions, relalives i ia formalion dn uature mômo, uu caraclère impératif et ritTsotl'dr‘‘’-'^“ inlérossés.- D’aille.u-s, les ompdcl.omeuls de ..Bge ,sonl ddleimm& d’n„e façou limitalive. On |iue, conformdment anx id&s raodenies, le Code impuissance, reiigagerneut dans les oídr ‘Io rchgiou entre les conjoints. V. Sur la formalion du “'■t. 7 al. 3, autérieur : mar mariage, onl, par leur ne comporlenL auciine modilicoüou, maremaríjiuMa nolaminent iiMndique pas comine leis: es sacrés, lesdillércucos dc racc ou dago en droit iiiternalional privé pi’. 2. art. i3, 37, Qg, 3i. — Et, art. 198 L. intr. la BavièiVi, mni , voir L. intr. pour l’application du droit concerne à l'homtn'e nupLin^i” pbysiqiie, le mariage pouvait éti-o permis «í- - 6 r r -s fallail, (le pi, / )● Mais le Code civil alleraand a considere qu’il devoirs moraux M evient chef de famiUe, ime pleine iiUelligencc des bien qu’une indén T ^ économiques, engendres par le mariage, aussi il a paru qu’g gg ^ jmidique eutière (cpr. art. 1626). En inéme tenips, Po*^ n simpíificalion, aupoint de vue juridique, ^ la majorité matrimoniale avec la majorité ordiixee pai 1 arlicle 2, sous reserve des articles 3 ot suivaals. le 21 de confond Paire. Gcllc-ci re. arl. i5A,n ^ communication du Ministère d’IUat dc Tlntéricur, une nouvello rédaction de
4 t KOKMATION I)ü MAUIAGK. Si Ic ropriísenlan). lójral cst mi tnteiir (3), rautorisatioir, refusác par lin.peut, à la rcqinUc dn pnpillc (/i), èlro siipplétíc par le TriLIVRE IV, SECTION 1, TITRE^II. Ai\t. 130A. Celui cpii est rnstroint dans sa capacitd d’oxciTÍce des drolts (i) ahesoin, pour contracter mariajje, dc rautorisalion de son représentanl lé{ral(a). 17 16 fcmmcs niineures), les iriterclils poiir cause dc faiblesse d’ospril, de prodig^aiilé ou d’ivrogiiene, enfia eeux qiii foi*mdmcnt à larlicle iqoG. Toutefoi (arl. 107 et 1 i/i), mais conlrairemcnl à co <jui resulfait, poiir les dcux derniòrcs calegorics, de rarliclc 29 al. 1 dela loi du G fóvríci’1875, cespersonnes oiit l)esoin, poui' se marier, de rautorisalion de leur represculaiit iégal. — Sur Ia sanclion du dc^faul de cette aulorisation, voir arl. i33i, i33G, iSSy, 1366,1626. soiit placés sons lulelle j)i-ovisoirc, cons, et coiifüj-mcúiient au droiL comniun ●éseii' (2) II n’y avait pas, pour Ia lemme, les m(}mes raisuns, qui se pi taient pour rhomme, de rclarder l’âge du mariage, lel que raiiloriscnl les exigences physiqiies. AussÍ a-l-on conserve Ia disposilion <*dictde, sur ce point, par l’articlc 28 al. 2 L. 6 févr. 1875. (3) I. Sur ia computaliun du délai d’<\ge, voii' art. 187. — Adde: arl. 65 Jj. G février 1875. II. Aucim emprlcliemenl au mariage nc résuUc d’un àge avance do run des conjoints ou d’une disproporlion d’àge entre eux. (6) I. Sur rauloritó compdtente pour aceorder coKe dispense, voir ticle 1822. II. II n’a paru ui ndcessaii’e, ni opportun, d’admellre dis]>eiisc d’ag^ au profit de rhomme, ea présence de 1 arliclc 3 permclUml Ia déclaralion dc majoritó à partir de 18 ans. II rdsulte de ià que riionime ne pourra, en auliinitc (2) I. S’agissant icl d'un acle qui intíiresse avant toul Ia pcrsonne de I’iticapable (c’csl-à-dire moins capal)lc), Ia faculte' d’y donner son aulorísalion íípparlientà ccliii qui, au nioment du mariage, est investi de la rcprc^sentalion Mgale dans les aífaires concernanl le soin de Ia personne. Cc sera, sutvanl les cas et d’apròs les príncipes de la puissance palernellc ou dc la tulelle ; le pèrc (arl. 162G, 1627 et iG3o al. 1), Ia mòre (arl. 1686-1686), iin luleur (art. 1773,1798, 189G-1897) Par¬ ou un curateur (arl. 1909 cbn. ait. 1G28; cpr. arl. 1796 et iqiS). II n’y a pas íi se demander si ces persoiines soul chargiíes, eu fait, du soin dc Ia pcrsonne dc Piucapablc, donl clles ont pu ólre privdes, eii toiit ou en parlie, dans cerlaines circonslances ('■'rl. iC35, 1666,1801,1838,1901 al. 1). 11 faut, maisilsuílit,qu’elles aient conservd le droit do le reprdsenter dans Ics aflTaires personiielles. Lc mèine pi’mcipe serl à ddeider la question dc compdlence, pour Paulorisalion dont il ® ^git, au cas de pluralild dc luteurs (arl. 1797-1798), et au cas do concours do Ia puissance patcrnelle ou de la UUelle avcc ime curatello (art. 1628, 1796, 909)1 sans parler de Pliypolhèse spdciaic dc 1’article 1698. (Adde: art. 16991706, 1707, 1719, 1786^ 17C7.) II- A la diílcrence dc laloi du 6 fdvrier 1875, arl. 87, le Code civil allciiiand n a pas inlerdit le mariage du pupillo avec le luleur ou Piin des doscení'ulsde celui-ci. Mais, en pareil cas, et, mdme s’il s’agit de maiiage avecuu ses parenls en ligne directe,il est clair que le luleur ne donnc pas valable- ^Giit I íuilorisaliou nécessaire en verlu dc notre arlicle (art. 181, 1796, n” 1, 97)' II doit, à cet efiet, dtre nommd un curaleur S|jdcial (art. 1909 al. 1, 1 ● 1). Dc indmo, eu prdseiice du curateur ordinaire, s’il s’agissait de riage ou de ccIui d’uii dc ses parenls en ligne direcle avcc Ja personne alelle (ai t. 19 j 5). De nidme cncorc, si Ic i-eprdsenlant Idgal dtait le père ciin cas, se marier réguUèrement avant 18 ans, landis que rien ne rage à partir duquel la femme peut oblenir dispense. Ap.t. 1306. (1) Tandis que rarticle i3o3 règle la question de VdffC rcquispoiir le mariage, Parliclc i3o6 sWupe dc cclle de la capacite dique nécessaire. On comprend, en eflel, que, Page auquel un mariage admissiblc \n abstrueto dtant aequis, Popportnnitd dc lel mariage, de cet aclo. 1- ●aít creio, puisse ôlre douleuse; ct, par suite des consdquences gi'aves menic au point de vue des inldrôts píícuniaires, aussi liieii que des daugei'S qt'* 1 cntoiirenl, la diScision de cc point nc peut etre aliandoniuíc librenient 0 cxciusivement aux inl6ress(ís dirccts dont la capacitií juridique ne s^u' pas entière. Le mariage ayant ossenlicllemeiU à sa base un acte juridiqi' lCYÍ)\0^ 1 personnel, il allail de soí que les personnes, Lolalement incapablcs aux dc Particle 106 , pe peiivent absolument pas contracter mariage. G’est ce q* ^ ríísultait de Particle io5. (Voir aussi art. 1325 al. 1.) De là suit notammí’*^ qiic I inlerdit, pour cause d’aliénation inentalo, ne peut se marier taiit q dure Pinterdiction, füL-i! dans nu mtervalle lucide. 11 on est aulrcuienl^^ ceux donl la capacittí juridique cst simplement restreinlc; ce qui siiivanl les articles loG et 116, les niinciirs âg(5s dc 7 ans occompl'® t .. aliòre de mariage, et à raison de Particle i3o3, il nc peut s’agii’ q^*^ de son en dc III. m;
« ■FOitMATIOA DU ‘■í. ims accomplis (3). .U- l’aulorisatio„ (70 -Jiisquau méme %e, rcnfaní ‘ LÍVRIL IV, SEGTION I, TITRE lí. huiial des lulelles (5). Lc Tribunal des tutelles doilsuppléer Tanlorlsalion, lorsque la formation du maria(jO répond à rintcrèt du pupillc (6). Art. 1305. (i) Pourconlraeter marlagOjVenfantlégilime^a) a MAiUAíjE. \8 jy ijpsoln, jusqu’à l’Agü Jg pèi-e(5);j dc soii ne hors manage a Gode civil aliem, i'cquise parrarliclo j3o/i,' dique chez les fioncd i%ÍG pm- les do ddfdren ffuc neltemeul raulorisalion du pour rcniddier r s, de I’au(orisatiou des ai’ticIesi3o5-i3o8. Cetíe sauvcffardccl!m.X(lÍ “'«me „„ moyea pour oux do "'e»tó.;e),cl, plusj.e-udral'.„cut, IcsinldrdlTd enfaut _ Sans doule, il po,„.ra .ndraiir '''«-íi-vis de ●"=><= et celui des aLer.t^ar “''●■‘'‘orisaliou pareil cas, ils s’ represeutant legal, capacite juricette qualité, comme acte - a une reslriction de ' píire ou iiière, deniière se justifie, laiil 011 la mère (art. i63o al. a,.pr. a et art. i68G), et qu’il s’agll du mariage entre im de leurs cnfanls et un de leurs jietits-enfanls, ou entre fi'èrc cl soeui' adoplifs. — Sur la sanclion possiblc, voir art. i88G et J9J.5;et ri-dessous, siu’ rarticlc i33i, la note (i), m medio. lU. L aulorisation du ropróscnlanl légal, qui doU iiilervenir avauL Ic ma- , n® 2 et ai. 3-A) et indiquer utin soumise aux règles go'néralcs un acte juridique (voir nolammcnl ai-l. i8a-i83). Dailleurs, cellc aulorisaliou ua pas à dtre approuvée par lc Coiiseil de fainille ou le Tribunal des tutelles. eu ce riago (loi du 6 fevrier 1876, art. 45 al. 2 personne ddlerniinée, est, pour le surplus coucernanl rassenlinieul d’un liers à de larn *'^*icontreut dans ia luòine 1'OUC le surplus ils' rratr'"' **’“*'^ '*<^'claration de vo- ««mnie ils le sont.^eulièremeut T'T , <>'= Persomies séparees. — Sur h ’ ‘í" ''® “Pl'»‘''ienuenl ;-<=q«>separlesnrlicles,3o5-r3o8 voir"T" ' '» (0, II. de pius, les article: Pi-lituld du litre III, (2) Ce aiii >719). (3) A ladiíTííi .. ‘*J*emand uniformí personno. En lonlé- Mais, laulre, íi deux (3) Ou un curateur (art. 1916 al. 1). — Mais le Tribunal des tutelles ne peut supplder I autorisaliou du reprdsentantlégal, investi de cette qualild vertu de la puissance palcrnelle. (li) La personne en tutelle ou en curatelle, à qui i’aiilorisalion ndeessaire, en vertu de nolre article, a dtd refusde par son rcprdseiitanl legal, csl considdrde comme capable pour s’adresscr au Tribunal des tutelles. Mais aussi personiie ne peuL la remplacer à cet elTet. (5) L octroi de rautorisation demandde s’obtient [)ar voie de juridiclion gracieuse et suivaiil les prescriplions dela Frelw. Gcr. Gcs. des 17-20 mai i8g8, notammeut art. 20, 35, 36, 43, 53. Avant de statuer, le Tribunal des tutelles doit enlendre les parents ct allids de Tincapable, suivant !c prcscril de farticle 1847 C. civ. (dl. Toulefois, romission dc cette règle reste elFet sur la validitd de rautorisation aceordde. (6) La formule du Icxte iudique neltement que n’a pas simplemenl ici, comme eu gdndrai (art. 1887; cf. art. 1897 et 191b al 1), pouvoir de contrôle. II statue vdrilablenient au lieu et place du reprdsenlaut legal, et peut apprdcier lüirement, comme celui-ci l’a du faire, jes circonslances etablissant Tinldrôt dc i’iiicapable au mariage projeto. (Voir, au contraire, Tarticle i3o8 al. 1, pr. 2, relatif à rautorisation des parents.) en a«í comprend Penfanl Idgilimd par mariage subsdquent (art. *cnce dc larlicle pour les deux^seves* ** * ^7'-> > Gode civil ● 'Mge est requiso de ia part des nèr„’ t ’ ''’“1“'=> l’■■<ulol■isallo^ du «■■'liuaire. Ces deux in,fovif '' '«o i> celui dc hésitalions ui discussious ,loT ’ , "“"l P"* P>-«- P1‘●lementail■es du Reichsiao ffí "" '‘‘=''='“'=*'■"'1 ™l>o dans on a oonsidéd que)a ‘ 1 f'7: 855-874). Fiqu'7’7 ‘“''Ipandance et òu ” '’<='’“‘‘ confé-erá ü,3„ de faire obstll'' enfant. '“«laammcnt uuo I” , ^onl.eurdes enfanis. D’ailleurs, cette au «^«1 souslraíre les de lar,.ele 3, „e sau.-ait av"; ' ‘ ‘7 ?■ de .uaje-itó,eu vertu ' ddjà ,itd „,a,.i,! __ g " 7" i"; ^ '*'""Poeíerait méme pas que i-en- í»u Io calculdu ddlaid-%e, voir art. .87-, 88— ni la vaiu *es débats sans Ic Tribunal des tutelles fant í A la dilVdronce de la loi du 6 février 1875 (art. «g-Se), le A»t. 1305. (1) u.
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